Contre les changements climatiques: l’hiver nucléaire

Le 28 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Popularisée par l’astronome américain Carl Sagan, le concept d’hiver nucléaire n’a rien de réjouissant. Dans le contexte de la guerre froide, il décrit les conséquences pour l’environnement d’une guerre thermonucléaire entre les deux superpuissances de l’époque, les Etats-Unis et l’Union soviétique.

 

D’importants bombardements atomiques propulseraient dans l’atmosphère des volumes considérables de poussières et de particules diverses, masquant une partie de la lumière solaire. Cet obscurcissement réduirait fortement la température moyenne globale.

 

C’est précisément cette dernière conséquence qui a intéressé certains physiciens, révèle le site du National Geographic. Vendredi, lors d’une réunion de l’association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), des climatologues de la Nasa ont esquissé ce qu’une petite guerre nucléaire (Inde contre Chine, ou Inde contre Pakistan) pourrait occasionner pour le climat.

 

L’utilisation d’une centaine d’armes de 15 Kt (la puissance de Little Boy à Hiroshima) provoquerait de nombreux incendies qui émettraient 5 millions de tonnes de suies dans la troposphère.  

 

En absorbant la chaleur du soleil, ces particules de black carbon finiraient pas rejoindre les hautes couches de l’atmosphère pour mieux l’obscurcir. Ce filtre refroidirait rapidementlatempérature. Lesmodèles de la Nasa annoncent que, deux années après le conflit, la température moyenne globale baisserait de 1,25°C. Sous les tropiques, en Europe, en Asie et en Alaska, le mercure du thermomètre pourrait même dégringoler de 3 à4°C .

 

De tels changements devraient aussi influer sur la circulation des masses d’air et sur les précipitations. Le volume global des précipitations devrait diminuer de 10% plusieurs années durant.

 

Les oxydes d’azote créés par les explosions dégraderaient également la couche d’ozone stratosphérique, laissant le libre passage aux rayonnements UV.

 

Une température en baisse, moins de précipitations et plus d’UV: un cocktail diablement nocif pour l’agriculture post-nucléaire.



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