Contre la migraine, moins de sel

Le 18 décembre 2014 par Romain Loury
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Mal aux artères, mal au crâne
Mal aux artères, mal au crâne
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Cause majeure d’hypertension, l’excès de sel pourrait aussi favoriser les migraines, révèlent des chercheurs américains dans une étude publiée dans la revue BMJ Open.

Parmi les facteurs de migraines, maux de tête récurrents qui affecteraient 11% de la population mondiale, l’hypertension. Or celle-ci découle, entre autres, d’une trop forte consommation de sel. D’où l’idée de l’équipe de Lawrence Appel, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore (Maryland), de creuser cette piste.

Pour cela, les chercheurs ont repris les données de l’essai DASH, qui évaluait chez 390 personnes un régime riche en fruits et légumes par rapport à un régime gras dit «occidental». Dans chacun des groupes, ces personnes sont passées par trois phases, d’une alimentation à faible teneur en sel, puis intermédiaire, et enfin élevée.

Lorsqu’ils consommaient peu de sel, les participants avaient 31% moins de risques de connaître un mal de tête que lorsqu’ils en ingéraient beaucoup. Les chercheurs y voient d’ores et déjà «une nouvelle approche de prévention des maux de tête», en conseillant aux personnes migraineuses de faire plus attention à leurs apports en sel.

Pas de différences entre les régimes

A consommation de sel équivalente, le régime enrichi en fruits et légumes n’était en revanche pas supérieur au régime occidental pour prévenir les migraines. Selon de précédentes études, plusieurs produits pourraient engendrer des maux de tête, dont les boissons alcoolisées, mais aussi le fromage et le chocolat –un risque à courir. Quant à la caféine, elle est certes efficace pour lutter contre la migraine, mais il pourrait s’agir, chez les grands consommateurs, d’un effet de manque.

En France comme dans d’autres pays industrialisés, la population consomme trop de sel. Sans tenir compte du sel de table, un homme consomme en moyenne 8,7 grammes par jour, une femme 6,7 g, un garçon 5,9 g et une fille 5 g. Encore au-dessus des objectifs fixés par le programme national Nutrition Santé (PNNS3, 2011-2015), de 8 g/jour chez les hommes, et de 6,5 g chez les femmes et les enfants. Ce qui est encore au-delà des 5 g/jour préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).



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