Consommation responsable et qualité de vie vont de pair

Le 17 juillet 2014 par Stéphanie Senet
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73% des consommateurs estiment que les entreprises ne prennent soin ni de la planète ni de la société
73% des consommateurs estiment que les entreprises ne prennent soin ni de la planète ni de la société

Il existe un important décalage entre les attentes des particuliers et celles des entreprises en matière de produits et de biens durables, selon une étude réalisée par le cabinet Accenture auprès de 30.000 consommateurs de 20 pays dans le cadre de l’initiative onusienne Global Compact[1].



[1] Lancée en 2000, l’initiative Global Compact vise à inciter les entreprises du monde entier à s’engager dans une politique socialement responsable.

 

Le constat est sans appel. 73% des consommateurs estiment que les entreprises ne prennent soin ni de la planète ni de la société. Paradoxalement, 32% seulement des consommateurs indiquent prendre «souvent» ou «toujours» en compte des critères de développement durable lors de leurs actes d’achat. L’étude souligne toutefois que les particuliers s’avèrent beaucoup plus sensibles à la consommation durable lorsqu’elle présente un lien direct avec leur qualité de vie.

 

Plus d'optimisme dans les pays émergents

Autre conclusion de l’étude: il existe un lien entre la consommation de produits durables et la foi en une meilleure qualité de vie à l’avenir. Ainsi 85% des Indiens et 66% des Chinois estiment que leur qualité de vie s’améliorera au cours des 5 prochaines années. 73% des Indiens et 79% des Chinois achètent en priorité des marques responsables. Beaucoup plus pessimistes, les Européens de l’Ouest et les Américains ne sont respectivement que 37% et 51% à penser que leur qualité de vie s’améliorera sur la même période. De fait, ils sont aussi moins nombreux à consommer des marques durables: 49% en Europe de l’Ouest et 44% aux Etats-Unis.

«Les consommateurs des pays émergents établissent un lien entre les produits qu’ils achètent et leur qualité de vie. Ils pâtissent également de manière plus immédiate des conséquences négatives d’une production irresponsable ou de la corruption», analyse Sharon Johnson, PDG de Havas Media, partenaire d’Accenture. «Dans les économies plus matures, au contraire, les enseignes ne rallient plus les consommateurs en soignant leur réputation écologique. Pour tirer leur épingle du jeu, elles doivent créer des produits et services qui transforment concrètement la vie des gens tout en respectant les critères de développement durable», poursuit-elle.

Dans cette perspective, l’étude suggère trois pistes d’évolution pour les entreprises: promouvoir l’honnêteté et la transparence pour rétablir la confiance avec les consommateurs; mettre en œuvre des pratiques commerciales responsables apportant des améliorations concrètes dans la vie quotidienne; enfin faire évoluer les modes de consommation en s’attachant moins à souligner leurs performances que les intérêts pour la société et l’environnement. En résumé, les consommateurs attendent de nouveaux produits et services réellement plus durables pour leur qualité de vie et l’environnement plutôt que des campagnes marketing au bénéfice des marques.

 



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