Conflits: le Moyen-Orient pollue moins

Le 25 août 2015 par Romain Loury
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Les pyramides de Gizeh
Les pyramides de Gizeh
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Depuis 2010, les émissions de dioxyde d’azote (NO2) ont fortement diminué sur les grandes villes du Moyen-Orient, révèle une étude publiée dans la revue Science Advances. En cause, la crise économique, mais surtout les nombreux conflits armés et soulèvements sociaux qui agitent la région.

C’est une fragile consolation dans un Moyen-Orient en plein marasme humanitaire: depuis le début de la décennie, les émissions de NO2, en forte augmentation jusqu’alors, ont chuté sur la plupart des grandes métropoles. Un scénario qui n’a pu être intégré dans les prédictions du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui table au moins sur une stabilité, au pire sur une augmentation de 2% par an d’ici 2030.

Fruit d’une analyse de l’Ozone Monitoring Instrument (OMI), qui permet depuis 2004 d’évaluer les émissions de NO2 à partir d’images satellitaires, cette étude, menée par l’Institut de chimie Max Planck de Mayence (Allemagne), révèle ainsi que Damas et Alep, en Syrie, ont vu leur taux de NO2 chuter de 40% à 50% depuis 2011, contre +10% par an jusqu’en 2010.

Egypte, Iran, Irak…

Mêmes tendances au Caire et à Téhéran, alors que l’Iran a subi en 2010 un renforcement des sanctions internationales en raison de son programme nucléaire. En Irak, et notamment à Bagdad, il faut attendre 2013 pour voir une diminution des émissions de NO2, année où Daesh a commencé à occuper plusieurs villes du pays. Quand au sud irakien, épargné par les conflits, son taux de NO2 poursuit sa hausse.

Frappés par un ralentissement économique, les territoires palestiniens voient aussi leurs émissions de NO2 baisser. En Grèce, cette tendance était déjà observée depuis les années 1990, mais elle s’est accélérée depuis 2008 et l’arrivée de la crise, passant de -4% à -10% par an.

Plus stables politiquement, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït connaissent aussi une baisse des émissions de NO2, d’environ 5% par an depuis le début de la décennie. Un phénomène que les chercheurs expliquent par la promulgation de lois en faveur de la qualité de l’air.



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