Conférence environnementale: premières réactions mitigées

Le 25 avril 2016 par Marine Jobert
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La conférence environnementale a débuté sous les ors de l'Elysée.
La conférence environnementale a débuté sous les ors de l'Elysée.
DR

Laborieuse, pauvre en débat, voire anti-journalistique, la 4e Conférence environnementale ne fait pas l’unanimité au sein des ONG.

«Le bilan des rendez-vous manqués» continue. C’est sous ce titre peu flatteur que France Nature Environnement (FNE) dresse le bilan des trois précédentes éditions de l’exercice, qui se voulait une version en mouvement, au fil de l’eau, du Grenelle de l’environnement. Tout en reconnaissant la réussite diplomatique de l’accord de Paris et l’ambition de la loi sur la transition énergétique, les ONG dénoncent des mises en œuvre «laborieuses».

Notamment sur le bâtiment et le transport. «La part du camion dans le transport de marchandises est passée de 83% à 85% depuis le début du quinquennat», illustre Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, qui n’a pas digéré les renoncements de l’écotaxe. «Le prix du charbon, c’est génial, mais il faut polluer pour dégager de l’argent! s’indigne Daniel Ibanez, membre des Amis de la Terre. On parle du futur, mais que fait-on pour aujourd’hui, à part autoriser des dérogations pour les émissions des voitures à Bruxelles, par exemple?»

"Tout sauf du débat"

Sur la méthode, le cru 2016 ne semble pas plaire davantage. «La prise de parole successive, c’est tout sauf du débat, regrette Benoît Hartmann. Ce sont des moments de communication, avec beaucoup de promesses et beaucoup de déception.» Les souvenirs du Grenelle de 2007 planent… «C’était rugueux, à 5 collèges, chacun sortait du bois et à la fin Borloo nous obligeait à trouver un compromis. Là, le ministère nous fait passer son programme.»

Une fois n’est pas coutume, deux associations de journalistes (AJE et JNE) ont co-signé un communiqué commun dénonçant «les conditions draconiennes imposées cette année pour obtenir l’accréditation à la 4e Conférence environnementale». «Ces conditions semblent viser à éloigner de plus en plus les journalistes du centre des débats et les pénalisent dans l'exercice de leur profession», poursuivent les deux ONG.



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