Condat mise sur la certification de son papier

Le 03 avril 2006 par Claire Avignon
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En mars, la société papetière Condat a obtenu la certification de 2 organismes qui promeuvent les forêts «durables». L’occasion de revenir sur ce système qui devrait devenir incontournable dans les prochaines années.

Forest stewardship council (FSC) ou Program for the endorsement of forest certifications (PEFC)? Le spécialiste du papier couché Condat (groupe Lectra) a choisi de ne pas choisir. Il a décidé de faire certifier ses achats de bois par les 2 principaux organismes internationaux qui garantissent que le bois utilisé répond à des normes environnementales, économiques et sociales. Et ce, à hauteur de 36% du total de la pâte achetée fin mars. Le premier a pour lui sa crédibilité puisqu'il a été créé par des organisations non gouvernementales (ONG) comme le World Wildlife Fund (WWF) et Greenpeace, chez qui le risque d'accorder des certificats de complaisance apparaît faible. Avec 13 ans d'existence contre 7 pour le PEFC, le FSC se targue par ailleurs d'être le certificateur le plus expérimenté. Cependant, souligne Jacques Lanneau, directeur des achats de Condat, la FSC devient victime de son succès: «nous devons faire face à des difficultés d'approvisionnement en pâte certifiée FSC, alors même qu'il s'agit de la certification la plus demandée, en particulier dans les pays anglo-saxons.»

D'ailleurs, les chiffres parlent d'eux-mêmes: les sept huitièmes de la pâte issue de forêts certifiées proviennent du réseau du PEFC. Une situation due à la préférence des papetiers pour un organisme créé par ces mêmes industriels? Ce n'est pas la raison selon Condat. «Cela s'explique aussi par le fait que le PEFC est davantage adapté aux petites forêts européennes. Or, ce sont nos principaux fournisseurs», explique Jacques Lanneau. En outre, le PEFC représente 69% des superficies certifiées dans le monde, contre 24% pour le FSC.

Condat souhaiterait atteindre 60% de pâte certifiée d'ici 2008, pour une production totale de 600.000 tonnes. Un objectif d'autant plus aisé à atteindre -à première vue- que la société refuse d'acheter la pâte à un prix plus élevé que la non certifiée, arguant que la mise à niveau pour la certification repose essentiellement sur la mise en place d'une nouvelle organisation. Mais des freins pourraient apparaître, notamment dans l'approvisionnement en pâte certifiée qui pourrait devenir encore plus délicat. A l'heure actuelle, seules 6% des surfaces mondiales sont certifiées. «La certification devient un critère discriminant pour les clients, estime François Vessière, PDG de Condat.




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