Concilier agriculture et zones humides

Le 25 février 2011 par Célia Fontaine
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 Les agriculteurs qui le souhaitent vont pouvoir développer des solutions pour concilier le développement de pratiques agricoles économiquement viables et la sauvegarde des zones humides. C’est l’objet d’une convention signée le 24 février au Salon de l’agriculture entre le ministère en charge de l’Écologie et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (Apca).

La France possède 3 millions d’hectares de zones humides, qui constituent d’importants réservoirs de biodiversité: 50% des oiseaux et 30% des espèces végétales remarquables dépendent de ces sites aux vertus écologiques reconnues (dans le JDLE). Les zones humides situées à la périphérie des villes sont des espaces convoités (constructions, aménagements…). Certaines associations déplorent régulièrement le manque d’articulation avec les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) et la Trame verte et bleue (TVB), ainsi que la faiblesse des mesures concernant l’agriculture, soulignant l’absence de l’indemnité spéciale Zones humides (ISZH), qui permettrait de lutter contre l’altération de ces zones (dans le JDLE).

Aujourd’hui, les zones humides sont encore considérées comme un frein au développement de l’activité agricole. C’est pourquoi la convention signée le 24 février a pour objectif de sensibiliser les acteurs du monde rural. «Le maintien et la gestion durable des zones humides, tant au regard de la ressource en eau que de la biodiversité, est un enjeu de développement agricole», a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre en charge de l’Ecologie.

Une subvention de 150.000 euros sur 3 ans sera accordée par le ministère, et les agences de l’eau Artois Picardie, Loire Bretagne et Seine Normandie appuieront 12 programmes d’action territoriaux en 2011.

Il incombera à l’Apca d’identifier, entre 2011 et 2013, 24 territoires pilotes pour tester la mise en place de solutions pour la préservation des zones humides. Il faudra ensuite accompagner les chambres d’agriculture volontaires qui souhaitent mettre en place des programmes d’action territoriaux sur les sites retenus. Une solution simple consiste par exemple à faire paître un petit nombre d’animaux dans ces milieux, pour un entretien naturel et économique.

Pour rappel, le Grenelle Environnement a prévu, d’ici 2015, l’acquisition de 20.000 hectares de zones humides particulièrement menacées, par le Conservatoire du littoral et les Agences de l’eau (dans le JDLE). En 2009, 6.600 hectares ont déjà été acquis.



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