Concentration record de GES dans le monde

Le 06 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les termites sont de gros émetteurs de méthane.
Les termites sont de gros émetteurs de méthane.
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A défaut de progresser dans les négociations, les participants au 19e sommet climatique mondial, qui s’ouvre lundi 11 novembre à Varsovie, auront de quoi méditer. Car jamais dans l’histoire moderne, la concentration de gaz à effet de serre (GES) n’avait atteint de tels niveaux dans l’atmosphère. Ce que nous disait déjà la dernière publication du Giec[1]. Mais les émissions continuent d’alourdir notre bilan climatique.

Dans son dernier bulletin sur les GES, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) fait le bilan des mesures réalisées, en 2012, par le réseau mondial des stations intégrées au programme de veille de l’atmosphère globale (VAG) de l’OMM. Globalement, indique l’institution onusienne, les teneurs de gaz carbonique (CO2), de méthane (CH4), de protoxyde d’azote (N2O) ont atteint de nouveaux pics: 393 ppm pour le CO2, 1819 ppb[2] pour le CH4, et 325 ppb pour le N2O. «Ces valeurs représentent respectivement 141%, 260% et 120% des niveaux préindustriels (avant 1750)», résume l’OMM. Depuis 1990, le forçage radiatif imputable aux GES persistants s’est accru de 32%.

Responsable des deux tiers de ce forçage, le CO2 a pourtant été absorbé, à 55%, par les océans et la biosphère terrestre. A noter que son taux d’accroissement observé entre 2011 et 2012 (+2,2 ppm) est le plus important depuis le début des années 1990. Contribuant pour 18% au réchauffement, le méthane a vu sa concentration croitre de 6 ppb en un an: un rythme sensiblement égal à celui observé ces 10 dernières années. A noter que 40% des émissions du principal composant de notre gaz naturel sont d’origine naturelle: marais, termites, etc. En revanche, ce sont 60% des rejets de N2O qui sont le fait de phénomènes naturels. Durant les deux dernières années, la concentration du gaz hilarant a progressé de 0,9 ppb, ce qui est supérieur à la moyenne observée ces 10 dernières années.

Précises, ces mesures pourraient perdre en précision. Actuellement, le réseau GAV comprend 29 stations «globales», plus de 400 stations régionales et une centaine de stations contribuant au réseau. Problème, d’année en année, leur nombre diminue. Les effets, non du réchauffement, mais de la baisse des crédits attribués à la recherche.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

[2] ppm = partie pour million (10-6) ; ppb= partie pour billion (10-9)

 



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