Commerce du thon rouge: la Commission pourrait soutenir l’interdiction

Le 09 septembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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La Commission européenne semble s’orienter vers un soutien à l’interdiction provisoire du commerce mondial de thon rouge, d’après l’AFP. Bruxelles devrait rendre publique aujourd’hui sa position relative à l’inscription (1) de cette espèce à l’annexe 1 de la Convention pour le commerce international des espèces menacées (Cites, pour Convention on international trade in endangered species).

L’interdiction du commerce mondiale du thon rouge fait débat depuis plusieurs semaines au sein des différents départements de l’exécutif européen, opposant ceux de l’environnement et de la pêche. La Commission est sous la pression des associations environnementales et de plusieurs groupes politiques européens – Verts/EFA (Alliance libre européenne) et Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE). Et l’annonce, ou non, d’un soutien de cette interdiction par la Commission tombe le jour où son président, José Manuel Barroso, présente personnellement son programme devant l’ensemble des eurodéputés Verts/EFA en vue d’un deuxième mandat.

Un nouvel avis scientifique sur l’état des stocks de cette espèce devrait être rendu en novembre prochain lors d’une réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l’Atlantique (Iccat).

L’Union européenne doit parvenir à une position commune avant une réunion de la Cites à Doha (Qatar) en mars 2010. Si Monaco, les Pays-Bas, la France et le Royaume-Uni soutiennent cette interdiction, l’Espagne et l’Italie, deux des Etats de l’UE pratiquant de la pêche au thon rouge, sont restés silencieux.

(1) La Cites compte 3 annexes. La première interdit le commerce international des espèces qui y sont inscrites, sauf dans des cas précis tels que la recherche scientifique. La seconde liste les espèces n’étant pas nécessairement menacées d'extinction mais qui pourraient le devenir en cas de commerce incontrôlé. Celui-ci peut être autorisé mais doit être couvert par un permis d'exportation ou un certificat de réexportation. La troisième répertorie les espèces inscrites à la demande d’un pays signataire en réglementant déjà le commerce et ayant besoin de la coopération des autres pays pour en empêcher l'exploitation illégale


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