Comment verdir la loi Mobilité

Le 23 mai 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour Pascal Canfin : pas de neutralité carbone sans mobilité propre.
Pour Pascal Canfin : pas de neutralité carbone sans mobilité propre.
VLDT

 

Un collectif d’ONG présentait, ce mercredi 23 mai, des propositions pour plier le futur projet de loi d’avenir pour les transports et la mobilité aux exigences de l’Accord de Paris.

 

Et ce ne sera pas simple: «Le plan Climat de Nicolas Hulot souhaite aller vers la neutralité carbone, mais la hausse continue des émissions du secteur des transports obère toute chance d’atteindre cet objectif», résume Pascal Canfin, directeur général de la branche française du WWF.

 

Portées par une vingtaine d’associations, quelques mesures-phares permettraient de mettre un peu de collectif dans un modèle largement dominé par la voiture individuelle thermique. A commencer par la transformation de la prime à la casse par une prime à la mobilité. «L’idée, c’est que l’argent versé à un automobiliste qui se débarrasse de sa vieille voiture puisse être utilisé pour tout autre service de mobilité que l’achat d’un autre véhicule», explique l’ancien ministre délégué au développement.

un ambitieux plan vélo

La chasse au gazole a commencé outre-Rhin. Après que la justice a autorisé les restrictions à la circulation en ville des véhicules diesel, la municipalité de Hambourg a franchi le pas. Dès la fin du mois, l’ancienne ville hanséatique va interdire tous les véhicule carburant au gazole sur deux axes: une première en Allemagne.

Changement des comportements quotidiens, toujours, le collectif propose que l’Etat consacre 200 millions d’euros par an au financement d’infrastructures vélo. «Cela représenterait un budget de 3 € par habitant et par an. Ce qui est très inférieur à ce que consacrent les Pays-Bas ou le Danemark», poursuit l’ex-député européen. Une mesure à conjuguer avec la généralisation de l’indemnité kilométrique-vélo (IKV) et un soutien public accru à l’achat de vélo à assistance électrique.

soutenir les transports collectifs

Puisque l’Etat semble disposer (enfin) à taxer le fret routier[1], les environnementalistes avancent quelques idées de dépenses: 200 M€/an pour soutenir les projets de transports collectifs urbains, et 3 Md€/an pour la résorption des nœuds ferroviaires urbains et des travaux d’amélioration du fonctionnement de la SNCF.

fiscalité écologique

Critiques d’une fiscalité parfois trop favorable aux énergies fossiles, les écologistes demandent aussi la suppression, en 4 ans, du remboursement fiscal sur le gazole professionnel dont bénéficient les transporteurs routiers et la compensation de la détaxation dont bénéficie le kérosène aérien par l’instauration d’une taxe sur les billets d’avion vols intérieurs.

 

Côté émissions, le collectif propose d’obliger les constructeurs automobiles à réduire d’un quart d’ici 2025 les émissions moyennes des voitures mises sur le marché. Les municipalités se verraient octroyer le droit d’interdire aux taxis et aux VTC non électriques l’accès aux zones à circulation restreinte.

 


[1] Moyennant l’instauration d’une vignette annuelle, payée par les transporteurs utilisant le réseau routier tricolore.

 



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