Comment Tokyo va tenir Kyoto

Le 07 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Au Japon, la reconstruction fait tourner à plein régime les cimenteries cracheuses de CO2.
Au Japon, la reconstruction fait tourner à plein régime les cimenteries cracheuses de CO2.

Luc Oursel a raison. Dans un entretien accordé, vendredi 7 décembre à l’AFP, le président du directoire d’Areva estime difficile que le Japon se passe totalement de l’énergie nucléaire tout en conservant un approvisionnement énergétique compétitif. Et bas carbone, aurait-il pu ajouter.

Car depuis l’arrêt de son parc électronucléaire, le Japon ne cesse de voir son empreinte carbone s’alourdir.

D’après les statistiques, produites ce 7 décembre par le ministère de l’environnement, l’archipel a vu ses émissions de gaz à effet de serre (GES) progresser de 3,9% entre 2010 et 2011. Mauvaise nouvelle pour le climat et pour l’Empire du soleil levant.

Car, en affichant 1,3 milliard de tonnes équivalent CO2 pour 2011, la balance climatique rappelle à Tokyo son embonpoint carbone: 9,9% de GES de plus que ce lui assigne le protocole de Kyoto pour la fin 2012.

La cause de l’inflation carbonique survenue en 2011: essentiellement l’arrêt des réacteurs nucléaires, consécutifs au tremblement de terre de 2011. La remise en service des centrales thermiques à flammes a fait bondir de 6,1% les émissions du secteur énergétique.

La faute aussi aux cimenteries que la reconstruction en cours fait tourner à plein régime. Pour autant, le ministère de l’environnement estime toujours possible de tenir ses engagements de Kyoto. Pour ce faire, il devrait acheter des crédits carbone internationaux (dont le prix est au plus bas) et inciter le secteur privé à faire de même.



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