Comment rentabiliser l’autoconsommation collective

Le 12 septembre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Seules 16 opérations d'autoconsommation collective en France.
Seules 16 opérations d'autoconsommation collective en France.
SolarCity

A l’occasion de son université d’été, Enerplan publie des recommandations visant à dynamiser l’autoconsommation collective d’électricité d’origine renouvelable.

 

L’autoconsommation d’électricité d’origine renouvelable n’a pas encore pris son envol. Mais elle prend le chemin. C’est du moins ce qu’il faut penser à la lecture des premières lignes de l’étude réalisée par Sia Patners pour le compte d’Enerplan sur l’autoconsommation d’électricité verte.

Au début de l’été, la France comptait 45.000 autoconsommateurs : deux fois plus qu’au moment de la publication de la l’ordonnance du 27 juillet 2016. Mieux, 90 % des demandes de raccordements d’énergie renouvelable au réseau de distribution d’électricité concernent des opérations d’autoconsommation, selon Enedis. Bien, mais peu beaucoup mieux faire. L’Allemagne compte plus de 10 fois plus d’autoconsommateurs que la France. De plus, seuls les particuliers français ont aujourd’hui intérêt à s’engager dans cette transition énergétique.

16 opérations collectives en France

Conséquence: seules 16 opération d’autoconsommation collective fonctionnent actuellement dans l’Hexagone, souligne l’étude. En cause, une fiscalité défavorable à son développement: les autoconsommateurs ne sont notamment pas exemptés des taxes énergétiques (taxes sur la consommation finale d'électricité,TCFE). Ce qui réduit sensiblement les possibilités de rentabiliser un projet collectif.

Pour illustrer leur propos, les rédacteurs prennent deux exemples concrets: un immeuble résidentiel de 30 logements et une collectivité souhaitant alimenter 4 bâtiments publics. «Dans les conditions actuelles, le retour sur investissement est, pour le premier cas de 24 ans, avec un gain très faible pour les participants. Dans le 2e cas, l’opération n’atteint jamais l’équilibre économique.»

Est-il possible de donner vie à ce dispositif? Affirmatif, répondent les experts de SIA, au prix de quelques adaptations. A commencer par l’exonération des TCFE pour la part autoconsommée, une adaptation du Turpe spécifique (parfois plus cher que le Turpe classique). Les rédacteurs suggèrent aussi d'étendre le périmètre des opérations au-delà du kilomètre réglementaire. Mais aussi de simplifier le fonctionnement juridique de la personne morale organisatrice, qui contractualise avec Enedis, au nom de toutes les parties prenantes.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus