Comment renforcer la part modale du rail

Le 26 août 2019 par Victor Miget
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Selon les calculs de la RFF, le report modal de 30% à horizon 2030 permettrait de réduire les émissions de CO2 de 290 millions de tonnes en une décennie.
Selon les calculs de la RFF, le report modal de 30% à horizon 2030 permettrait de réduire les émissions de CO2 de 290 millions de tonnes en une décennie.

Fin juillet, les entreprises européennes de fret ferroviaire, réunies au sein de la coalition Rail Freight Forward (RFF), ont remis leur livre blanc aux parlementaires européens. Mis en œuvre, ce train de mesures pourrait porter la part modale du fret ferroviaire à 30% d’ici à 2030.

 

Organiser le report modal du fret en faveur du rail. C’est l’ambition du livre blanc déposé par la coalition d’entreprises ferroviaires Rail Freight Forward, qui compte 18 membres dont BLS Cargo, CD Cargo, CFL Cargo, CFL Multimodal, ou encore SNCF Logistics. Les acteurs du secteur comptent ainsi augmenter la part du report modal de 12% d’ici à 2030, afin d’atteindre les 30%. Ce dernier étant d'actuellement 18%. 

La RFF a été créée par des entreprises et fédérations européennes de fret ferroviaire. Le but : doubler la part modale du rail dans le transport de marchandises en Europe. Ce dernier étant amené à augmenter de 30% d’ici à 2030, occasionnant l’arrivée d’un million de camions supplémentaires par an. Selon les calculs de la RFF, ce report modal permettrait de réduire les émissions de CO2 de 290 millions de tonnes en une décennie. 

Simplifier la planification

Au programme, différents plans d’actions pour doubler le volume de marchandises transportées par rail. Les gestionnaires d’infrastructures pourraient mettre en place «des infrastructures standardisées, accessibles et de grande capacité, sans goulots d'étranglement», ou encore simplifier la planification des sillons à travers l’Europe ; développer des solutions ferroviaires alternatives, pour pallier d’éventuelles congestions du trafic, ce qui implique une meilleure gestion du trafic, mais aussi des données en temps réel sur les temps de parcours.

Les entreprises ferroviaires, de leur côté, devront poursuivre leur restructuration et leur modernisation pour proposer des prix plus compétitifs. Et aussi améliorer la gestion de crise. 

Dernier acteur, les décideurs politiques et autres autorités de régulation. A charge pour eux,de proposer des coûts d’accès aux réseaux ferrés accessibles aux opérateurs, de soutenir l’innovation, mais aussi d’encourager le développement et le maintien des infrastructures d’accès aux sites industriels.

Concernant le montant de la facture de ces ambitions, le mystère reste entier. Taxer d’autres modes de transport plus polluants peut-être ? Pas sûr que les routiers apprécient.

 



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