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Comment New York veut se sauver des eaux

Le 12 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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New York compte plus de 800 km de côtes.
New York compte plus de 800 km de côtes.
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Sandy a laissé des traces. Le passage de l’ouragan, en novembre, sur le nord-est des Etats-Unis a causé la mort de plusieurs dizaines de personnes et provoqué pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de dégâts [JDLE].

Une facture que ne veut plus avoir à régler Michael Bloomberg, le maire de New York. Mardi 11 juin, le milliardaire a présenté un plan d’adaptation de la mégapole aux conséquences des changements climatiques. Car, dans l’esprit du fondateur du groupe de presse financière qui porte son nom, il n’y a pas de doute possible: le super-cyclone de l’automne dernier augure bien ce qui nous attend. «Nous n’avons d’ailleurs pas attendu Washington pour agir et nous attaquons le problème bille-en-tête», a rappelé l’édile, avant de présenter son plan d’adaptation.

Dès 2008, l’administration Bloomberg a demandé à des scientifiques d’imaginer le futur climatique de la capitale économique américaine. Se basant sur l’un des scénarios du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), le New York City Panel on Climate Change a rendu sa copie quelques mois plus tard. Verdict: d’ici 2050, le niveau de l’Atlantique va grimper de 70 centimètres, les événements climatiques extrêmes vont se multiplier, le nombre de jours de canicule devrait tripler, de même que les épisodes de pluies torrentielles.

Avec plus de 800 kilomètres de côtes, la montée du niveau de la mer est la menace numéro un pour la Grosse Pomme. D’ores et déjà, plus de 49 millions de mètres carrés de constructions et 400.000 New-yorkais sont en zone inondable. Ils seront deux fois plus dans moins de 40 ans. D’où l’urgence, estime la municipalité, de renforcer les ouvrages de protection, les systèmes dunaires et les plages. Avec le corps des ingénieurs de l’armée, New York va étudier la construction de brise-lames et la restauration de zones humides, dans le quartier du Queen.

Michael Bloomberg n’est toutefois pas dupe: aussi imposants soient-ils, ces futurs remparts contre les flots pourraient ne pas suffire. Aussi faut-il préparer la ville à vivre les pieds dans l’eau. Prochainement, les constructeurs de bâtiments publics (les hôpitaux, notamment) devront respecter des normes de construction intégrant des inondations bi-millénaires. Les compagnies de télécommunications et d’électricité devront mettre leurs réseaux en sécurité et s’engager sur des délais rapides de restauration de leurs services. Les pétroliers devront protéger les réseaux d’oléoducs et renforcer les défenses des raffineries.

Au total, la mise en œuvre du plan Bloomberg devrait coûter 20 milliards de dollars (15 Md€). A charge pour l’équipe qui sera élue dans 5 mois de le financer.



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