Comment lutter contre le moustique-tigre ?

Le 27 septembre 2010 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Lancée au début de l’été (dans le JDLE), l’alerte au moustique-tigre est toujours d’actualité. La préfecture du Var a annoncé deux nouveaux cas autochtones de chikungunya, qui font suite à deux cas de dengue, entre Fréjus et Nice.

Pour lutter contre la propagation de ces maladies tropicales et donc contre leur vecteur, Aedes albopictus, plusieurs solutions sont actuellement déployées. L’Etablissement interdépartemental de démoustification (EID)[1] recommande en premier lieu d’empêcher les moustiques de devenir adultes. Cela passe par l’élimination de l'eau qui permet son développement larvaire, l’idéal étant d’éliminer définitivement le récipient.

Sinon, il faut traiter cette eau avec un produit approprié pour détruire les larves. Les larvicides utilisés doivent être sélectifs et non rémanents. Ils sont d’origine biologique (toxines de bactéries comme le Bacillus thuringiensis israeliensis ) et « sont toxiques pour le moustique mais pas pour d’autres espèces animales », précise l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Le produit est appliqué directement au niveau des gîtes larvaires que sont les eaux stagnantes.

Pour les populations adultes de moustiques, sont principalement utilisés des produits chimiques de la famille des pyréthrinoïdes (deltaméthrine).Les préparations sont principalement pulvérisées selon trois modes : les atomiseurs, les pulvérisateurs à dos, ou les pulvérisateurs montés sur véhicules. Le traitement des moustiques adultes est plus difficile à cause de leur dispersion aérienne importante, et s'avère plus délicat car il nécessite l'utilisation de produits chimiques et donc des précautions d'emploi très strictes.

L’EID et les services de l’Etat surveillent également des « pièges pondoirs » installés dans les zones à risque d'importation de l'espèce, et les plates-formes de stockage de pneus usagés.

Pour éviter les piqures il est recommandé d’utiliser des répulsifs dans la journée (le moustique-tigre est plutôt diurne). « En cas d’épidémie de dengue ou de chikungunya, il est indispensable de protéger les personnes atteintes ou suspectes de l’être des piqûres de moustiques, afin de ne pas favoriser de nouvelles transmissions de la maladie », prévient l’InVS.

En effet, une fois qu'il a prélevé le virus sur une personne infectée, le moustique peut transmettre la maladie tout au long de sa vie et même transmettre le virus à sa descendance.



[1] Etablissement public de lutte contre les moustiques et de gestion des zones humides



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus