Comment le gaspillage alimentaire fond dans certaines chaumières

Le 16 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Frigo réfléchi, gaspillage réduit
Frigo réfléchi, gaspillage réduit

Parrainée par l’Ademe, une opération a permis à 243 foyers de réduire de moitié leur gaspillage alimentaire. En six mois et en toute simplicité.

Trois gestes ont suffi. Ce sont les familles elles-mêmes qui les ont choisis parmi neuf solutions proposées par les associations de consommateurs à l’origine de l’opération (Confédération syndicale des familles de Bayonne, Familles rurales de Normandie et CLCV Hauts-de-France et Bretagne). Au menu: la préparation des menus à l’avance, la rédaction d’une liste de courses à respecter fidèlement, l’attention aux dates de conservation, le respect d’une bonne conservation des aliments, l’adaptation des menus aux dates de péremption, le choix des bonnes quantités, des bonnes portions, les réflexes anti-gaspillage et la valorisation des restes.

 

10 tonnes en moins en 6 mois

Le résultat est bluffant. En 6 mois, le gaspillage s’est réduit de 25,5 kilogrammes par an et par personne à 10,5 kg/an/pers. Soit une baisse de 59%. Ce qui représente quand même 10,7 tonnes de nourriture ! Ce résultat n’est pas pour autant une première. Il se répète à chaque opération organisée avec des foyers-témoins, sans pour autant se répandre davantage en France. Selon une étude publiée en mai 2016 par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la France jette chaque année 10 millions de tonnes d’aliments encore comestibles. 32% sont dus à la production (en tonnages), 21% à la transformation, 14% à la distribution et 33% à la consommation.

 

Du rififi dans les poubelles des supermarchés

A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, le groupe Carrefour a aussi annoncé, ce 16 octobre, qu’il allait vendre à prix réduits, à partir de 2020, des produits dont la date d’utilisation optimale est dépassée. Ironie du sort, une opération coup de poing a révélé, ce même jour, des denrées comestibles dans les poubelles d’un Carrefour Bio et d’un Franprix parisiens. Un conseiller municipal de Courbevoie, également avocat, Arash Derembarsh, a affirmé qu’il allait porté plainte pour non respect de la loi Garot obligeant les grandes surfaces à donner leurs invendus. Le directeur du développement durable de Carrefour a assuré que l’enseigne avait donné aux associations l’équivalent de 93 millions de repas l’an dernier, ajoutant que le groupe était obligé de jeter les aliments tombés par terre, composés d’œuf, et pour lesquels la chaîne du froid a été rompue.

 

 



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