Comment l’Ademe accompagne la transition agricole

Le 27 février 2020 par Stéphanie Senet
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Arnaud Leroy a annoncé la publication prochaine de quatre scénarios de transition agricole
Arnaud Leroy a annoncé la publication prochaine de quatre scénarios de transition agricole
VLDT

Arnaud Leroy, président de l’Ademe, a profité du Salon de l’agriculture pour présenter ses priorités pour le secteur.

«L’agriculture est le seul secteur où on peut agir à la fois sur l’alimentation, l’énergie et le stockage de carbone», a plaidé le 24 février, le président de l’Ademe lors d’une rencontre avec la presse. Trois leviers importants pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Arrivée dans le secteur par le biais de la qualité de l’air, le bras armé du ministère de la transition écologique s’est investi dans l’avenir des exploitations à mesure que celles-ci développaient une autonomie énergétique.

Scénarios à venir

Côté transition agricole, l’Ademe a déjà publié un scénario climato-compatible en 2017. Elle doit en publier quatre supplémentaires d’ici à 2021 «pour les soumettre au débat dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie et de l’atteinte des objectifs 2030 et 2050», note le représentant de l’Ademe.

Référentiels sectoriels

Autre pilier d’intervention: le récent label bas carbone national, conçu par i4CE et encadré par un décret du 28 novembre 2018, s’appuie sur des référentiels élaborés par l’Ademe pour chaque secteur volontaire. Après la publication de la feuille de route de l’agroforesterie, l’agence doit bientôt publier celle de l’agriculture. «Ce dispositif permettra de financer la transition secteur par secteur puisque les économies de carbone pourront être vendues sur un marché, tout en évitant le greenwashing puisque le dispositif garantit un système robuste d’évaluation», résume Arnaud Leroy.

Affichage environnemental, le retour

Pour le volet alimentation, l’Ademe vient de lancer un appel à projets pour l’affichage environnemental des produits alimentaires. Un vieux sujet puisque la première expérimentation, qui visait les produits de la grande consommation (dont des produits alimentaires) remonte à juillet 2011, et s’est conclue par un bilan plutôt négatif en raison de son aspect partiel et volontaire.

Deux écueils dans lesquels ce nouveau dispositif –testé pendant 18 mois- risque de retomber alors qu’Agribalyse, la base de données environnementales des produits agricoles, ne cesse de s’enrichir de jour en jour.