Comment évaluer le bon état des mers européennes ?

Le 02 septembre 2010 par Célia Fontaine
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La Commission européenne a adopté, le 1er septembre, une décision qui devrait aider les Etats membres à rétablir un bon état écologique des mers européennes d'ici à 2020.

Le texte définit les critères et les normes méthodologiques à utiliser afin d’évaluer le degré d’accomplissement du bon état écologique, comme le demande la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» de 2008.

Le texte impose aux États membres l’élaboration de stratégies marines qui servent de plans d'action. Le bon état écologique doit être défini au niveau des régions ou sous?régions marines, à partir de onze descripteurs qualitatifs de l'environnement marin. Une coopération régionale devra être mise en place à chaque étape de la mise en œuvre de la directive.

Les eaux marines doivent conserver la diversité écologique qui les caractérise. Un bon état sanitaire leur permet d’être productives. Les critères proposés par la décision du 1er septembre ont été élaborés « à partir d'avis scientifiques et techniques émis par des experts indépendants ». Ils englobent certains éléments de l'environnement marin qui n'avaient pas forcément été pris en compte dans les politiques antérieures.

Il s’agit de surveiller les populations de poissons et la qualité de leurs habitats (taux de fécondité, de survie/mortalité), l'eutrophisation (prolifération d’algues toxiques, désoxygénation des eaux de fond), ou encore les contaminants (dont la libération totale peut entraîner des risques significatifs pour l’environnement marin, en raison d’une pollution actuelle ou passée).

En ce qui concerne la surveillance des déchets marins, la décision précise qu’il faut déterminer l’activité à laquelle les déchets sont liés, et lorsque cela est possible, leur origine. Mais plusieurs indicateurs doivent encore être mis au point, notamment ceux liés aux impacts biologiques et aux microparticules. Il faudrait évaluer de façon plus poussée leur toxicité éventuelle. Par exemple, l’indicateur qui concerne la quantité et la composition des déchets ingérés par les animaux marins (analyse du contenu de l’estomac) doit être affiné sur la base des retours d’expérience de certaines sous-régions (mer du Nord) pour être adapté à d’autres régions.

L’introduction d’énergie, y compris de sources sonores sous-marines, fait également partie des critères relatifs au bon état écologique proposés par la décision. En effet, les champs électromagnétiques et la lumière peuvent avoir un impact sur les composants des écosystèmes marins. Mais là encore, des avancées scientifiques et techniques restent nécessaires pour poursuivre la mise au point de critères liés à ce descripteur.



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