Comment diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici à 2030 ?

Le 03 septembre 2019 par Stéphanie Senet
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Pas de solution miracle mais des actions efficaces
Pas de solution miracle mais des actions efficaces

Alors que les Nations unies visent à diviser par deux le gaspillage alimentaire mondial d’ici à 2030, le World Resources Institute (WRI) propose une stratégie d’action.

Près d’un tiers de la production alimentaire mondiale est gaspillée, estime un rapport de  l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Terrible situation  alors qu’1 personne sur 9, dans le monde, est sous-alimentée. Ce gâchis est à l’origine de 8% des émissions de gaz à effet de serre anthropiques. 

Inacceptable, mais pas inévitable. Dans une étude publiée le 28 août, le WRI rappelle les principales mesures à mettre en œuvre. A commencer par une stratégie nationale de réduction. Ce que bien peu de gouvernement ont fait. C’est toutefois le cas en France, notamment avec la loi Garot (cf encadré), au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Ethiopie.

Deuxième solution: mettre en place des partenariats public-privé. Soit des engagements volontaires de grandes entreprises. C’est le cas au Royaume-Uni avec l’engagement Courtauld, signé par 53 détaillants, pour réduire les déchets alimentaires et d'emballages d'1,2 million de tonnes entre 2005 et 2009. Si de tels partenariats étaient conclus dans les principaux pays exportateurs (Argentine, Belgique, Brésil, Chine, France, Inde, Italie, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pologne, Thaïlande et Turquie), cela permettrait de couvrir 45% de la population mondiale.

Autre idée: une chaîne logistique 10x20x30. Soit les 10 plus grandes entreprises du secteur de l’alimentation et de l’agriculture qui s’engagent à agir avec leurs 20 plus grands fournisseurs d’ici à 2030. Une idée qui se base sur le distributeur Tesco qui s’est engagé à agir auprès de ses 27 plus grands fournisseurs.

Enfin, il est aussi nécessaire de développer les solutions de stockage de denrées pour réduire les pertes au niveau des exploitations.

 

La loi Garot organise depuis trois ans les dons de la grande distribution aux associations. Les déchets de la grande distribution ne représentent toutefois que 14% du gaspillage alimentaire tricolore, derrière les déchets issus des consommateurs (33%), producteurs (32%) et transformateurs (21%) selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

 



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