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Comment bouter le fioul hors de Paris

Le 12 mars 2019
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Les chaudières au fioul polluent l'air urbain et contribuent au réchauffement.
Les chaudières au fioul polluent l'air urbain et contribuent au réchauffement.
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L’Agence parisienne du climat (APC) sensibilise les propriétaires parisiens aux méfaits du chauffage au fioul.

 

Bras armé de la transition énergétique dans la capitale, l’APC a notamment pour but d’aider les copropriétés à rénover leurs immeubles.

Dans ce cadre, l’agence dirigée par Anne Gilrault vient de se fixer un nouvel objectif: les chaudières au fioul. Une étude réalisée cet hiver a permis de déterminer que 1.500 copropriétés, soit 52.600 logements (5% du total parisien) utilisent encore ce combustible pour le chauffage et la production d’eau chaude.

particules, NOx, CO2

Souvent anciennes, ces chaudières sont à l’origine de 3% des émissions de particules fines dans Paris, de 10% des rejets d’oxydes d’azote et de 0,13% des émissions de CO2 parisiennes.

Coup de chance, ces installations sont concentrées dans trois arrondissements ‘aisés’ (XVe, XVIe et XVIIe). Ce qui devrait faciliter les opérations de sensibilisation des propriétaires.

certificats d'économie d'énergie

Malgré la relative cherté du combustible, les freins au changement d’énergie restent nombreux: peu d’incitation à investir, coût élevé du remplacement d’une chaudière et de l’inertage des cuves, complexité du système d’aides publiques.

Cela n’a pas rebuté Jean-Pierre Chaussade. Président du conseil syndical d’une copropriété de la rue Chardon-Magache (XVIe arrondissement de Paris), il a réussi à faire accepter le basculement du fioul au gaz naturel à ses copropriétaires. «En cumulant la revente des certificats d’économie d’énergie et les conditions avantageuses du prêt bancaire, nous avons amorti l’opération en trois ans», souligne-t-il.

Une opération des plus rentables. Avec le remplacement de la chaudière, la copropriété avait engagé le remplacement des fenêtres classiques par des doubles vitrages. «Cela nous a permis de réduire notre consommation d’énergie de chauffage de 36%, de diviser par deux notre facture de combustible et de diminuer de 40% nos rejets de CO2», précise-t-il.

 



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