Comme prévu, le cours du quota de CO2 décroche

Le 27 avril 2006 par Enerpresse
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La Commission européenne et certains environnementalistes l’avaient craint. Le marché l’a fait. Les cours des quotas de CO2 se sont effondrés sur les cinq plates-formes européennes (EEX, EXAA, ICE, Powernext Carbon, Nordpool).

Selon l'indice C2O2, le prix du permis est passé de 27,72 euros, le 25 avril, à 23,05 euros, soit un décrochage de 16,84% en une journée. Du jamais vu dans la jeune histoire du marché européen des quotas de gaz carbonique. Cette chute n'a rien de surprenant. Il est de notoriété publique que les premiers plans nationaux d'allocation de quotas (Pnaq) ont été très généreux. La Commission a réussi, tant bien que mal, à corriger les abus les plus évidents (comme ceux de la Pologne, par exemple),mais pas tous. Et au moment, où les gouvernements vérifient les comptes des registres nationaux, la mauvaise nouvelles tombe: il reste trop de quotas dans les caisses.

Aux Pays-Bas, les industriels impliqués se retrouvent avec 6 millions de permis en trop (8% de surplus), les Wallons auraient encore 4 millions de quotas (15,5%), les Tchèques 14 millions de quotas (15% de surplus). Selon plusieurs sources, les Hongrois et les Estoniens se seraient aussi montrés très économes. Les résultats français ne sont pas meilleurs. Réalisé le 28 février dernier, le dernier audit fait par les services du ministère de l'Ecologie estime que les comptes des 1.100 sites de l'Hexagone affichent un crédit de 18 millions de quotas, soit un surplus 11,6%, nous a confirmé la Direction de la prévention des pollutions et des risques.

Avec de tels volumes «inutiles» de quotas, il était donc normal que les prix chutent fortement. Cependant, tout espoir n'est pas perdu pour les spéculateurs. L'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et le Portugal devraient se montrer «courts» et donc acheteurs de grandes quantités de quotas. Ce qui pourrait faire repartir à la hausse les prix du carbone européens. A moins que les résultats de la Pologne, au hasard, ne contrarient cette remontée vers les sommets. Le plus important ne réside pas dans cette improbable partie de yo-yo, mais bien dans le fait de savoir si globalement l'industrie lourde européenne commence à réduire durablement son Facteur Carbone.




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