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Comme prévu, l’océan Arctique relâche du méthane

Le 08 mars 2010 par Valéry Laramée de Tanenberg
Une équipe germano-britannique avait mis en évidence, l’an passé, des bulles de méthane dans l’océan Arctique. Cette fois, l’alerte est plus sérieuse. Dans un article publié jeudi 4 mars dans Science (1), une équipe suédo-américaine confirme que le permafrost du fond de l’océan Arctique est craquelé et qu’il rejette d’importants volumes de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant, sur un siècle , que le gaz carbonique. Selon Natalia Shakhova, du Centre de recherche arctique de Fairbanks, le volume de ces fuites pourrait atteindre 8 millions de tonnes par an (soit 200 millions de tonnes équivalent CO2 par an). Cela peut paraître modeste. Mais, jusqu’à présent, les scientifiques évaluaient, précisément, à 8 Mt/an la totalité des fuites océaniques de méthane. Imparfaitement expliqué, le phénomène pourrait être l’une des conséquences du changement climatique. Natalia Shakhova estime en effet que c’est la hausse de la température des rivières sibérienne qui aurait provoqué la fonte partielle du permafrost sous-marin, permettant au gaz naturel de s’échapper.

(1) "Extensive Methane Venting to the Atmosphere from Sediments of the East Siberian Arctic Shelf", Shakhova N. et al., Science, Vol. 327 n°5970, pp. 1246-1250 (5 mars 2010)

6 réactions

DURAND Bernard | 13/03/2010 - 09H51

récupération du méthane Voilà des dizaines d'années que l'on cherche à récupérer ce méthane. Aucun procédé n'a marché jusqu'à présent. En effet, les glaces de méthane ne forment pas de gisements suffisamment étendus, et il faut plus d'énergie qu'on en retire pour les exploiter.

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DURAND Bernard | 13/03/2010 - 09H45

permafrost Le terme de permafrost est inapproprié, car celui-ci est un sol terrestre. On y trouve du méthane sous forme de " glace de méthane" , amas de cristaux composés d'eau et de méthane. Ces cristaux sont stables aux températures très basses de la Sibérie ou du Grand Nord canadien, mais se décomposent en relâchant du méthane en cas de réchauffement. Les mêmes amas de cristaux existent dans certains sédiments marins, et sont stables à température plus élevée que pour le permafrost, parce que la pression est beaucoup plus forte.

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dominique caillet | 09/03/2010 - 16H00

bruler le méthane Puisque le Co est 25 fois moins virulent que le CH4, pourquoi ne pas capter le méthane et le bruler pour nous chauffer? C'est y pas beau çà?

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pages marie paule, elise, renee | 09/03/2010 - 15H55

et le foutage de gueule ? Ce sont les industriels polluant qui vont être contents...vous voyez bien que ce n'est pas de leur faute ni celle de l'humanité vorace ... permafrost ! salaud !

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BRANA Etienne | 09/03/2010 - 15H45

SOUS CLOCHE ? Capter le méthane en mettant tout l'océan arctique sous cloche, par exemple ??? Help ! Cela dit, plus sérieusement, je découvre qu'il y a du permafrost au fond de l'océan ... C'est une blague ou quoi ? Il fait combien au fond ? Zéro, moins 1°C ? Et c'était gelé béton avant "la hausse des températures des rivières sibériennes" ?

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PICOT Robert | 09/03/2010 - 00H08

Help! Est'il impensable de songer à capter ces émissions à défaut de pouvoir réparer les fuites?

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