Comme prévu, l’océan Arctique relâche du méthane

Le 08 mars 2010 par Valéry Laramée de Tanenberg
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Une équipe germano-britannique avait mis en évidence, l’an passé, des bulles de méthane dans l’océan Arctique. Cette fois, l’alerte est plus sérieuse. Dans un article publié jeudi 4 mars dans Science (1), une équipe suédo-américaine confirme que le permafrost du fond de l’océan Arctique est craquelé et qu’il rejette d’importants volumes de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant, sur un siècle , que le gaz carbonique. Selon Natalia Shakhova, du Centre de recherche arctique de Fairbanks, le volume de ces fuites pourrait atteindre 8 millions de tonnes par an (soit 200 millions de tonnes équivalent CO2 par an). Cela peut paraître modeste. Mais, jusqu’à présent, les scientifiques évaluaient, précisément, à 8 Mt/an la totalité des fuites océaniques de méthane. Imparfaitement expliqué, le phénomène pourrait être l’une des conséquences du changement climatique. Natalia Shakhova estime en effet que c’est la hausse de la température des rivières sibérienne qui aurait provoqué la fonte partielle du permafrost sous-marin, permettant au gaz naturel de s’échapper.

(1) "Extensive Methane Venting to the Atmosphere from Sediments of the East Siberian Arctic Shelf", Shakhova N. et al., Science, Vol. 327 n°5970, pp. 1246-1250 (5 mars 2010)


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