Coexistence des cultures GM et non GM : les recommandations de l’UE

Le 28 septembre 2010 par Sabine Casalonga
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Le stockage adéquat des semences et la mise en place de distances de sécurité sont les meilleures solutions pour limiter ou éviter la contamination de cultures conventionnelles ou biologiques par des cultures génétiquement modifiées (GM), selon un rapport européen publié lundi 27 septembre.

C’est la conclusion de l’ouvrage ‘le document des « meilleures pratiques »’, élaboré par le Bureau européen sur la coexistence (ECoB) et présenté lundi 27 septembre au Conseil Agriculture par le commissaire chargé de la santé et des consommateurs, John Dalli.

Des pratiques alternatives basées sur l’isolation temporelle (décalage des périodes de floraison des champs GM et non GM) sont également possibles dans plusieurs Etats européens ayant des conditions climatiques spécifiques.

« Les pratiques proposées (…) sont applicables dans le cadre de la nouvelle approche de la Commission pour la coexistence et la culture des OGM, adoptée en juillet », a souligné John Dalli dans le communiqué de la Commission. « Le rapport vise à aider les Etats membres à développer et affiner leurs approches nationales et régionales de coexistence. »

L’ECoB a analysé les sources potentielles de mélange entre un maïs GM et non GM, du champ jusqu'au premier point de vente, avant d’élaborer une série de meilleures pratiques consensuelles, afin d’assurer la coexistence des cultures tout en maintenant l’efficacité économique et agronomique de l’exploitation.

Le rapport propose des distances d’isolation de 15 à 50 mètres pour réduire la pollinisation croisée et limiter le taux d’OGM dans les aliments conventionnels à moins de 0,9 % (le seuil réglementaire pour l’étiquetage). Des distances supérieures (100 à 500 m) sont recommandées pour atteindre le taux de 0,1 % (considérée comme la limite de détection).

L’ECoB, créé en 2008 par la Commission européenne, réunit des experts nommés par les Etats membres intéressés (20 pays y participent actuellement). Son secrétariat scientifique est assuré par le Centre de recherche commun (JRC) de la Commission.

Les cultures d’OGM représentaient 134 millions d’hectares dans le monde en 2009. Les principaux pays cultivateurs sont les Etats-Unis (48 % de l’aire globale OGM), le Brésil (16 %) et l’Argentine (16 %). Les 4 principaux OGM cultivés sont le soja, le coton, le maïs et le colza. Dans l’UE, deux maïs et une pomme de terre GM ont été autorisés pour la culture et, pour l’heure, seul le maïs MON 810 est cultivé.

Le risque de contamination des OGM ne concerne pas seulement l’agriculture non GM et les insectes-cibles. Une étude publiée lundi dans la revue PNAS révèle en effet la présence, à très faible concentration, de la protéine insecticide Cry1Ab synthétisée par un maïs GM dans 13 % des ruisseaux analysés dans l’Indiana (Etats-Unis), une grande région de culture de cet OGM, 6 mois après la récolte. L’impact potentiel sur les invertébrés reste peu probable, en raison des faibles concentrations de la toxine, dérivée de la bactérie Bt présente naturellement dans le sol, mais aussi de l’incertitude concernant son activité résiduelle, estiment des chercheurs de l’Inra cités par le Figaro.



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