CO2: Londres ratera sa cible...

Le 29 mars 2006 par Enerpresse
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Margaret Beckett, la ministre chargée de l’environnement, devait présenter la tant attendue «Climate change Review», le 28 mars, à l’occasion d’une conférence à Londres sur le sujet. Un constat peu satisfaisant s’impose pour le gouvernement de Tony Blair: l’objectif ambitieux d’une réduction de 20% de ses émissions de CO2 d’ici 2010 ne sera pas tenu.

Une cible pourtant réaffirmée dans les 3 manifestes successifs du Labour à l’occasion des élections. Or M. Beckett devrait concéder qu’au mieux, la réduction des émissions de dioxyde de carbone du Royaume-Uni pourrait atteindre à cet horizon entre 15 et 18%. Et encore, si le deuxième plan d’allocation des quotas d’émissions (PNAQ 2) se passe bien, indique The Guardian. Ce qui est tout de même mieux que l’engagement pris par le pays dans le cadre du protocole de Kyoto (-12,5%), ne devrait pas manquer de noter la responsable de l’environnement. Mais Londres n’est pas prêt à baisser les bras, l’Energy Review devant lui permettre de redresser son tir, au moins à l’horizon 2050 (réduction de 60% des émissions). Et c’est là que le nucléaire devrait faire son entrée en force. Car, à la veille de l’intervention de Margaret Beckett, longtemps réticente à l’idée de remplacer les réacteurs vieillissants du parc anglais par de nouvelles tranches, occasionnant ainsi un débat interne au gouvernement des plus acerbes, l’industrie électrique britannique a donné son point de vue lors de la conférence. Il était attendu que Bill Colley, le directeur général de British Energy, soutienne «le nécessaire investissement dans les capacités nucléaires, au-delà du simple remplacement de celles déjà existantes». En revanche, il a souligné que le nucléaire ne constituait pas «la» solution unique (la fameuse «silver bullet»), sauf pour l’alimentation en base. En outre, pour investir, il faut de la certitude aux investisseurs, a-t-il insisté. Or, c’est loin d’être le cas, comme l’a aussi expliqué Vincent de Rivaz, le directeur général d’EDF Energy. Ce dernier souligne en effet que «pour encourager l’investissement dans des technologies à faibles émissions de carbone, nous (l’industrie) avons besoin de beaucoup plus de certitudes sur la manière dont les quotas vont évoluer sur des périodes pouvant aller jusqu’à 40 ans». Paul Golby, son homologue de E.ON UK, n’a pu que reprendre son argument, ajoutant que Londres doit «agir vite».


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