CO2: Londres émet plus, mais c’est bon quand même

Le 05 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Drax: la plus grande centrale au charbon d'Angleterre et d'Europe occidentale.
Drax: la plus grande centrale au charbon d'Angleterre et d'Europe occidentale.
Drax Power

Alors que le Royaume-Uni s’ouvre, chaque jour un peu plus, aux géologues en quête de gaz de schiste, Londres affiche aussi une piètre performance carbonique. En 2012, indiquent les dernières statistiques du ministère britannique de l’énergie et du climat (DECC), les émissions nationales de gaz à effet de serre (GES) ont progressé de 3,2% par rapport à l’année précédente.

Le Royaume-Uni a rejeté 581,2 millions de tonnes équivalent CO2 en 2012, contre 563,2 MtéqCO2 en 2011.

Deux phénomènes expliquent principalement cette évolution. Les électriciens ont davantage utilisé leurs centrales au charbon (peu cher, en 2012) et ils ont modéré la production des centrales au gaz naturel. Résultat: en 2012, le secteur électrique a craché 11,2 MtéqCO2 de plus que l’année précédente. Du fait de la rigueur hivernale, les sujets de Sa majesté ont consommé plus de fioul et de gaz pour se chauffer. Conclusion logique: une hausse de 12% des émissions carbonées des chaudières (+8,5 MtéqCO2).

Ce résultat n’entache pas la bonne humeur des responsables du DECC. Ces derniers font en effet remarqué que la Grande-Bretagne a atteint le but qui lui était fixé par le protocole de Kyoto.

Le texte signé en 1997 enjoignait à Albion de réduire de 12,5% ses émissions de GES entre 1990 et la période 2008-2012. Malgré la petite dérive de 2012, Londres affiche une baisse de plus de 23% de ses rejets en 22 ans. Un bon résultat largement imputable à la fermeture, à la fin du siècle dernier, de nombreuses centrales… au charbon.



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