CO2: l’industrie lourde européenne réduit ses émissions

Le 05 juin 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
En Europe, les centrales au charbon et à gaz reculent;
En Europe, les centrales au charbon et à gaz reculent;
VLDT

Les 11.000 sites industriels soumis à l’ETS ont réduit de près de 4% leurs émissions de gaz à effet de serre.

 

Est-ce un effet du triplement des prix du quota d’émission survenu l’an passé? Cela a sans doute un peu joué. Quoiqu’il en soit, le bilan carbone des sites soumis à la directive «Quotas» est encourageant. Dans une note, publiée le 4 juin, la commission européenne indique que les entreprises  dont les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont plafonnées ont fortement réduit leurs rejets carbonés entre 2017 et 2018. Dans le même temps, l'économie européenne a cru de 2%.

L’an passé, les 11.000 sites industriels et 500 compagnies aériennes[1] concernés ont émis 1.749 millions de gaz à effet de serre: 3,9% de moins que l’année précédente[2]. Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne.

décollage des émissions des avions

La production d’énergie et l’industrie lourde (les installations stationnaires en jargon communautaire) ont abattu de plus de 4% leurs émissions. Le transport aérien, en revanche, a vu décoller de 3,9% les siennes, qui frisent désormais les 67 millions de tonnes. Celles-ci représentent toutefois moins de 4% des émissions régulées par l’ETS. Ce qui limite les effets de cette inflation.

En plus de la forte hausse des prix du quota, deux mesures expliquent ces bons chiffres globaux. Les capacités de production d’électricité à partir de charbon et de gaz naturel ont cédé du terrain face aux éoliennes et aux centrales solaires. Les bons chiffres de la chimie sont imputables aux producteurs d’acides nitrique et adipique qui ont diminué de 0,7% les émissions de protoxyde d’azote, gaz à effet de serre 320 fois plus puissant que le CO2.



[1] La directive ETS s’applique aux vols intra-communautaires.

[2] Ces émissions couvrent les installations installées par les 28 pays membres et les Etats associés à l’ETS : Islande, Norvège et Liechtenstein.

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus