CO2: l’EPA malmenée au Congrès US

Le 11 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les députés républicains semblent prêts à tout pour empêcher l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA) de réguler les émissions industrielles de gaz à effet de serre. Mercredi 9 février, la sous-commission de l’énergie et de l’électricité de la Chambre des représentants auditionnait Lisa Jackson. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la séance a été houleuse.

 

Deux heures durant, l’administratrice de l’EPA a dû entendre de la part de députés républicains que les sciences du climat n’étaient qu’une foutaise et que l’EPA ne pouvait prendre une telle base pour légiférer.

 

«Le réchauffement anthropique est un sujet sur lequel les scientifiques débattent toujours, et vous le savez», a asséné David McKinley (Virginie occidentale).

 

D’une totale mauvaise foi, comme à son habitude lorsqu’il s’exprime sur ce sujet, le représentant du Texas Joe Barton a rappelé que, de son point de vue, l’administration Obama avait uniquement pour but de corseter l’économie américaine, de jeter à la rue des millions de travailleurs et de lancer par les fenêtres des milliards de dollars.

 

Orageuse, cette audition est la première d’une longue série, destinée à donner des arguments aux partisans d’une proposition de loi visant à empêcher l’EPA de réguler les rejets industriels de GES.

 

Si les arguments des députés républicains n’étaient pas aussi effarants, la situation pourrait presque faire sourire. Car, au moment où les élus négationnistes du changement climatique «cuisinaient» Lisa Jackson, leurs rivaux démocrates publiaient un courrier adressé, en 2007, par Stephen Johnson à l’ancien président américain George W. Bush.

Dans son courrier, l’ex-administrateur de l’EPA estimait qu’après la décision de la Cour suprême de considérer le CO 2 comme un gaz nocif (affaire «Etat du Massachusetts contre EPA»), l’administration avait l’obligation d’encadrer légalement ces émissions. Le locataire de la Maison blanche n’avait alors pas suivi le conseil de son ministre.



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