Climeworks: le début d’une success story?

Le 03 octobre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En Suisse, l'aspirateur à CO2 alimente un serriste.
En Suisse, l'aspirateur à CO2 alimente un serriste.
Climeworks

Spécialisée dans le captage de CO2 atmosphérique, l’entreprise suisse développe un système de stockage de l’énergie à base de méthanation.

C’est l’histoire d’une start-up suisse qui monte. Lundi 1er octobre, Climeworks a annoncé le lancement de la construction d’un troisième site de captage du CO2 atmosphérique, à Troia (Italie). Dès 2020, l’installation de captage pompera 150 tonnes de gaz carbonique par an. Contrairement au premier DAC, mis en service au printemps 2017, la centrale italienne n’injectera pas le dioxyde de carbone dans la serre d’un horticulteur. Elle testera un nouveau mode de stockage d’énergie.
Gaz de synthèse
Menée dans le cadre du programme de recherche STORE&GO (dont le CEA-Liten français est partenaire), cette expérimentation est plus ambitieuse. Le DAC sera couplé à une unité de méthanation et à une centrale photovoltaïque. L’électricité non injectée sur le réseau alimentera un électrolyseur producteur d’hydrogène et l’installation de captage. Avec le CO2 et les 200 m3 mètres cubes d’hydrogène produits chaque jour, les chercheurs produiront un gaz de synthèse liquéfié qui sera stocké dans un réservoir cryogénique, selon le principe de la méthanation. Ce GNL de synthèse pourra servir de combustible ou de carburant, selon les besoins. Les essais doivent se poursuivre durant 17 mois.
Prix Virgin
Le démarrage annoncé de cette troisième installation marque un nouveau succès pour la jeune entreprise suisse, créée par Christoph Gebald et Jan Wurzbacher, anciens étudiants de l’Ecole fédérale polytechnique de Zurich (ETHZ). Fin août, la start-up a levé 30 millions de dollars (26 M€), grâce auquel l’entreprise devrait financer son développement mondial.
Christoph Gebald et Jan Wurzbacher entendent, en effet, capter 1% du gaz carbonique émis par les activités humaines, à l’horizon 2025, soit près de 400 millions de tonnes deMt CO2 par /an. Un objectif qui intéresse les membres du jury du Virgin Earth Challenge. Initiée en 2007 par le milliardaire Richard Branson, cette compétition récompensera d’un prix de 25 millions de dollarsM$ (21,7 M€) les développeurs d’une technologie qui permettra d’extraire un milliard de tonnes de Mdt CO2/ par an pendant 10 ans. Aux dernières nouvelles, Climeworks est en finale.



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