Climat: Washington assure le service après-vente de la COP21

Le 08 juin 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Najendra Modi ne quittera pas Washington les mains vides.
Najendra Modi ne quittera pas Washington les mains vides.
White House

Les Etats-Unis viennent de conclure plusieurs accords climatiques avec la Chine et l’Inde.

Les tâches sont partagées dans le service après-vente de la COP 21. A Ségolène Royal de convaincre les pays de vite ratifier l’accord de Paris, pour lui assurer une rapide entrée en vigueur. à la diplomatie américaine de vaincre les réticences des grands émergents, Chine et Inde en tête.

Les bilans sont contrastés. L’accord conclu à l’issue de la COP 21 n’est pas prêt d’avoir force de loi. Selon le dernier recensement de Climate Analytics, seuls 17 pays l’ont ratifié (il en faut au moins 55), représentant 0,05% des émissions de GES (les signataires doivent émettre collectivement au moins 55% des rejets). La ministre française de l’environnement a encore du pain sur la planche.

23 mégapoles chinoises

L’administration Obama peut se targuer de collectionner les succès. Ce mardi 7 juin à Pékin, sous la houlette du secrétaire d’Etat John Kerry, la convention des maires américains a conclu un accord de coopération avec l’alliance des villes chinoises pour le plafonnement des émissions (APPC). à cette occasion, 23 des principales villes chinoises ont annoncé le plafonnement de leurs émissions de GES «avant 2030». Important, si l’on garde en tête qu’elles abritent plus de 220 millions d’habitants, génèrent le quart du PIB national et émettent 15% du CO2 chinois.

A Washington, le président Obama et le Premier ministre indien Modi ont convenu d’aller de l’avant. Les gouvernement américain et indien soutiendront l’amendement au protocole de Montréal visant à interdire progressivement les émissions de HFC, l’un des plus puissants gaz à effet de serre. Les deux plus grandes démocraties du monde enjoignent aussi l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de mettre en œuvre le plus rapidement possible un système d’échange de quotas d’émission pour les compagnies aériennes.

6 réacteurs nucléaires

Rien n’étant gratuit en diplomatie, Narendra Modi ne repart pas les mains vides. Après des années d’atermoiement, Washington a finalement débloqué la vente à l’Inde de 6 réacteurs nucléaires AP1000. Ces concurrents de l’EPR seront construits, d’ici 2030, à Mithi Virdi (Etat du Gujarat). L’administration américaine et des entreprises US continueront d’investir dans le déploiement de fermes solaires en Inde ainsi que dans les réseaux.

Des chercheurs américains collaboreront avec leurs homologues indiens pour développer l’exploitation des hydrates de gaz. Présents au large des côtes indiennes, ces gisements de gaz naturel pourraient, à terme, réduire la dépendance au charbon du système énergétique indien et son facteur carbone.



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