Climat: un sommet africain des acteurs non étatiques à Accra

Le 14 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Ronan Dantec compte sur une mise en oeuvre concrète des engagements d'Abidjan
Ronan Dantec compte sur une mise en oeuvre concrète des engagements d'Abidjan

Du 16 au 18 octobre, Accra (Ghana) accueillera un nouveau sommet climatique des collectivités, associations, organismes scientifiques, entreprises et citoyens africains. Avec l’objectif de mettre en œuvre les engagements pris à Abidjan un an plus tôt.

Alors que l’Afrique est l’un des continents les plus menacés par le changement climatique (cf encadré), 2.000 acteurs de la société civile se retrouvent à Accra pour poursuivre leurs actions au niveau sectoriel. «Après les engagements d’Abidjan, il est temps de dégager des moyens humains pour mettre en œuvre, concrètement, des mesures précises en faveur du climat. Avec une feuille de route renforcée par secteur», explique au JDLE Ronan Dantec, président de l’association Climate Chance organisatrice du sommet. 

Avant-poste. L’Afrique abrite 8 des 10 villes les plus menacées au monde par le réchauffement climatique en 2050 selon un rapport publié en novembre dernier. Parmi elles : Bangui (Centrafrique), Monrovia (Libéria) et Kinshasa (République démocratique du Congo) où ses 13 millions d’habitants sont victimes d’inondations de plus en plus fréquentes.

Des terres aux bâtiments

Pour mémoire, plusieurs secteurs-clés de la lutte contre le dérèglement climatique avaient émergé lors du sommet d’Abidjan, en juin 2018. Parmi eux : la ville durable, l’agriculture et la reforestation, l’accès à l’énergie et l’efficacité énergétique, la mobilité durable, l’accès à l’eau, et la construction.

Sept priorités transversales

Ce premier sommet des acteurs africains s’était aussi conclu par une déclaration ciblant sept priorités transversales: le renforcement des stratégies territoriales, l’accès aux financements, l’intégration du genre dans les politiques publiques pour favoriser l’action des femmes, la participation des jeunes, l’essor de l’éducation et de la formation, la prise en compte des enjeux d’adaptation et le partage de données permettant d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre sur le continent.

Régionalisation de l’action

Jusqu’à l’an dernier, Climate Chance organisait des sommets climatiques visant la communauté non étatique internationale. Ce fut le cas à Lyon en juillet 2015, à Nantes en septembre 2016, et Agadir en septembre 2017. Désormais, l’heure est à la régionalisation. «Depuis la COP21, nous nous apercevons que beaucoup d’acteurs semblent moins intéressés par des sommets autour de grands enjeux globaux que par des mobilisations au niveau local», relève le sénateur écologiste Ronan Dantec. A Accra, la société civile n’apportera d’ailleurs pas de réponse africaine globale au changement climatique mais des solutions propres à chaque pays, comme une stratégie anti-déforestation au Gabon et une mobilisation marocaine en faveur des énergies renouvelables. 

Bonnes pratiques. 376 projets ont été reçus dans le cadre de l’appel à contribution lancé par Climate Chance. 70 d’entre eux ont été retenus et seront présentés lors du sommet d’Accra. Parmi eux : la société ghanéenne Ecovon propose des matériaux de construction réalisés à partir de bagasse de canne à sucre et de coir de noix de coco.

 

 



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