Climat: un premier paquebot croise en Arctique

Le 23 août 2016 par Marine Jobert
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Ségolène Royal, en expédition scientifique en Arctique.
Ségolène Royal, en expédition scientifique en Arctique.
DR

Ses eaux libérées des glaces par un réchauffement rapide et intense, l’Arctique devient une zone de plus en plus convoitée. Notamment par l’industrie du tourisme, qui y voit l’occasion d’offrir des terres vierges.

Le changement climatique, nouveau partenaire pour le tourisme? Un paquebot vient de quitter l’Alaska pour rallier New York, via l’Arctique. Une première rendue possible par la fonte des glaces exceptionnellement intense dans cette région des pôles, qui a ouvert un passage aux bateaux entre les îles arctiques du grand Nord canadien.

A 22.000 euros par passager, ce sont près de 1.000 personnes qui ont embarqué pour cette croisière d’un genre nouveau, qui durera 32 jours. La compagnie Crystal Cruises s’est engagée pour l’occasion à réduire son empreinte carbone en n’utilisant pas de fuel lourd, sans pour autant aller jusqu’à mentionner le problème de la fonte des glaces sur son site.

Nature vierge

Le WWF Grande-Bretagne s’est ému de cette croisière, estimant que le tour opérateur mettait en danger ce qui constituait précisément l’intérêt de ce genre d’expéditions, à savoir une nature vierge et des animaux en voie de disparition, comme l’ours polaire, le narval et le phoque. «La faune sauvage est déjà stressée par le réchauffement climatique et la perte des glaces, et l’arrivée de ces méga bateaux de croisière dans cette partie du monde peut encore repousser les limites», déplore Rod Downie, le responsable de la campagne polaire pour le WWF en Grande-Bretagne.

Ségolène Royal aussi est passée par l’Arctique cet été, mais pour des raisons scientifiques. A bord de l'embarcation de l'Institut polaire, au fond du fjord Kongsfjorden (à l’ouest du Groenland) ou au sommet du mont Zeppelin, la ministre de l’environnement a pu constater le recul de 4 kilomètres (depuis 1964) d’un des plus grands glaciers marins, les conséquences du réchauffement sur le régime des pluies, la physionomie des côtes ou encore la qualité des eaux de l’Arctique.

En mai dernier, l’Unesco rappelait dans un rapport sur le patrimoine mondial et le changement climatique que le secteur du tourisme est à l’origine de 5% des émissions anthropiques de carbone et que cela pourrait doubler dans les 25 prochaines années. L’institution onusienne y prévenait que les joyaux du tourisme mondial étaient menacés par les dérèglements du climat.

 

 

 

 



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