Climat: Russie et Gabon font leurs promesses

Le 01 avril 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Russie et Gabon utiliseront leurs forêts pour réduire leur empreinte carbone
Russie et Gabon utiliseront leurs forêts pour réduire leur empreinte carbone
ANPN

Dans les minutes qui ont suivi la publication des engagements américains, la Russie a publié sa contribution nationale à la lutte contre le changement climatique. En apparence, la contribution prévue, déterminée au niveau national  (INDC) russe est prometteuse.

Moscou propose d’abattre de 25 à 30% ses émissions anthropiques entre 1990 et 2030. Intéressant. A ceci près que l’implosion du bloc soviétique est intervenue en 1991, signant la fin d’une partie de l’industrie lourde russe et de ses fortes émissions carbonées. Dit autrement, l’objectif russe pour 2030 équivaut à stabiliser ses émissions entre 2013 et 2030. Faisable.

forêt boréale

D’autant que le seul moyen proposé par le gouvernement de Vladimir Poutine pour réduire ses émissions est le développement forestier. Or, avec le réchauffement (qui sera particulièrement rapide en Sibérie), les forêts boréales vont se développer naturellement. Ou comment recycler en politique climatique les conséquences du réchauffement!

forêt tropicale

Des forêts, il en est aussi fortement question dans l’INDC gabonaise. Recouvert à 88% par des forêts tropicales, le Gabon entend faire de la lutte contre la déforestation l’une des armes essentielles de son arsenal climatique. Libreville, qui est en passe d’adopter un plan national d’affectation des terres, ne s’interdit d’ailleurs pas d’utiliser massivement des crédits carbone nationaux (dits de développement durable) dont la compatibilité avec des systèmes onusiens existants, tels Reed+, reste à démontrer.

Par ailleurs, la mise en service de 5 barrages hydroélectriques, vers 2018, contribuera à réduire l’empreinte carbone du secteur énergétique (9% des émissions). A l’horizon 2025, 80% de la production de courant gabonaise sera assurée par des centrales hydroélectriques. Le solde devant être fourni par des centrales au gaz.

Finalement, le Gabon propose de réduire de moitié ses émissions de gaz carbonique, de méthane et d’oxyde nitreux entre 2010 et 2025, par rapport à un scénario tendanciel. Ce qui équivaut, selon les calculs du gouvernement, à éviter l’émission de 1,5 milliard de tonnes de gaz à effet de serre.



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