Climat pourri sur la planète

Le 13 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Anomalies de la température moyenne globale entre 1950 et 2010.
Anomalies de la température moyenne globale entre 1950 et 2010.
Nasa

Les participants au sommet climatique de Varsovie ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus. Après les inquiétants éléments de prospective, publiés hier 12 novembre par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de rendre public l’état du climat 2013.

Et là non plus, les nouvelles ne sont pas bonnes. Comme les années précédentes, 2013 aura été l’une des plus chaudes jamais observées. «Les 9 premiers mois de l’année, janvier à septembre, caractérisés par une température moyenne à la surface des terres et des océans supérieure d’environ 0,48°C à la normale calculée pour la période 1961-1990, se situent, à égalité avec 2003, au 7e rang des plus chauds à ce jour», estime l’institution onusienne dans un communiqué.

Les conséquences globales d’un tel réchauffement sont légion: fonte des glaces telluriques, dilatation thermique des mers (90% de l’énergie du réchauffement sont absorbés par les océans) élévation du niveau des mers (+3,2millimètres par an).

Au niveau régional, les effets commencent aussi à se faire sentir. En Amérique du Nord, les températures ont été supérieures à la moyenne en 2013, mais plus modérées qu’en 2012. En Amérique du Sud, elles ont été proches de la moyenne ou supérieures, notamment en Argentine, qui a connu un record de chaleur en 2012. Dans le Pacifique Sud-Ouest, l’Australie a connu, en janvier 2013, son mois le plus chaud jamais observé, qui a abouti à l’été le plus chaud de mémoire de météorologue.

Pluies extrêmes

Le régime des pluies a aussi été perturbé: des précipitations inférieures à la moyenne dans l’ouest des Etats-Unis, des précipitations nettement inférieures à la moyenne dans le nord-est du Brésil, où certaines zones ont souffert, début 2013, de leur pire sécheresse depuis un demi-siècle. L’Europe centrale a été victimes de précipitations extrêmes qui ont provoqué, fin mai et début juin, les inondations les plus importantes et les plus étendues observées depuis au moins 1950 dans les bassins versants du Danube et de l’Elbe.

En Afrique australe, l’Angola et la Namibie ont subi l’une des pires sécheresses des 30 dernières années. En Afrique de l’Ouest, une saison active de mousson d’été (juillet-septembre) a entraîné des précipitations proches de la moyenne ou supérieures dans la plupart des secteurs centre et ouest du Sahel. De vastes régions du sud-ouest de l’Asie, dont l’Inde, le Pakistan et l’ouest de la Chine, ont connu des précipitations supérieures à la normale en raison d’une mousson active d’Asie du Sud-Ouest, l’une des plus longues jamais relevées.

Activité cyclonique moyenne

Actualité oblige, l’OMM fait un point sur l’activité cyclonique. Cette année, indique le communiqué, 86 tempêtes ont été recensées à ce jour (vitesse du vent égale ou supérieure à 63 km/h) pour une moyenne annuelle de 89 tempêtes calculée sur la période 1981-2010. Dans l’Atlantique Nord, on a relevé 12 tempêtes pour une moyenne annuelle de 12 tempêtes pour la période 1981-2010.

On comptait 30 tempêtes, dont 13 typhons, pour la saison des typhons de l’ouest du Pacifique Nord, ce qui est supérieur à la moyenne de 26 tempêtes établie pour la période 1981-2010. Le typhon Haianan a été l’un des cyclones tropicaux les plus intenses à atteindre les côtes et le plus puissant de l’année. Le nord de l’océan Indien a connu une saison inférieure à la moyenne avec 2 cyclones tropicaux seulement par comparaison avec une moyenne de 4 pour la période 1981-2010.

 
On l’oublie trop souvent, le réchauffement climatique engendre des changements climatiques. C’est particulièrement vrai en France où la température moyenne des 10 premiers mois de l’année a été inférieure de 0,2C° à la normale, précise Météo France dans un communiqué. Dans son bilan climatique, l’institut souligne, par ailleurs, que les précipitations ont été plus importantes que d’habitude.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus