Climat : ne rien faire, ça coûte cher

Le 31 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Obama joue la carte financière pour inciter les Américains à lutter contre les changements climatiques.
Obama joue la carte financière pour inciter les Américains à lutter contre les changements climatiques.
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Pragmatiques comme ils sont, les Américains allaient bien lier la lutte contre les changements climatiques à … l’argent. C’est chose faite. Mardi 29 juillet, la maison blanche a publié une étude montrant le surcoût de l’inaction pour l’économie américaine.

Rédigé par l’économiste Jim Stock (université de Harvard), le rapport commence par rappeler quelques évidences: la température moyenne mesurée chez l’Oncle Sam est plus chaude de 0,8°C que durant la période 1901-1960. Le niveau de la mer monte de 3 centimètres par décennie. Dans les 48 états continentaux, les événements climatiques extrêmes se multiplient. Ce qui ne sera pas sans effet sur l’économie américaine.

150 milliards de dollars

Un réchauffement de 3°C (par rapport à l’ère pré-industrielle) pourrait amputer de 0,9 point le PIB, soit l’équivalent de 150 milliards de dollars de 2014. Pis, souligne Jason Furman, ce coût pourrait progresser de 40% par décennie. «Agir dès maintenant nous permettrait d’économiser de l’argent», poursuit le patron du conseil économique de la Maison blanche.

La publication intervient au moment où l’administration Obama amplifie ses efforts pour faire accepter son programme climatique, rendu public l’an passé. Ses principales mesures portent sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules, le développement des énergies renouvelables, le durcissement des normes d’émission de CO2 des centrales thermiques et diverses mesures portant sur les rejets d’autres gaz à effet de serre.

À cet égard, le département de l’énergie (DOE) vient de publier un programme de modernisation du réseau de transport de gaz naturel. Cette stratégie vise notamment à réduire les fuites de méthane (un puissant GES) et à améliorer l’efficacité énergétique des compresseurs.



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