Climat : mieux vaut prévenir que payer (cher)

Le 02 novembre 2006 par Enerpresse
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Cela ne manque jamais. A quelques jours de l'ouverture de chaque COP-MOP, les «grandes» découvertes et les «grandes» annonces se succèdent.

Les optimistes pensaient que le lancement de la mise en oeuvre conjointe serait l'événement de la rentrée climatique. Il n'en est rien. Le 30 octobre, le gouvernement britannique a dévoilé le dernier rapport sur l'économie du changement climatique de Nicholas Stern. L'homme n'est pas un inconnu. Ancien économiste en chef de la Banque mondiale, il est considéré comme l'un des pères du nouveau système britannique. Raison pour laquelle le chancelier de l'Echiquier lui a confié, après le sommet de Gleneagle, la délicate mission d'évaluer le coût du réchauffement climatique.

Tenant en 700 pages, son constat a de quoi faire frémir. S'appuyant sur les hypothèses moyennes du dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), sir Nicholas annonce que les bouleversements climatiques attendus au cours des prochaines décennies provoqueront le déplacement de 200 millions de personnes (quatre fois plus qu'une récente estimation des Nations unies); que la raréfaction de la ressource en eau potable pourrait toucher un habitant sur six; que 15% à 40% des espèces pourraient disparaître; et que la sécheresse ferait disparaître d'importantes surfaces de terres arables.

Pour résumer, l'inaction politique conduira à une catastrophe économique digne de celle des années 1930 (chute de 25% du PIB mondial!). Avec les conséquences que l'on sait. Fort de ce constat, le conseiller de Gordon Brown avance quelques propositions. Tout d'abord, rapidement signer un Kyoto 2 qui obligerait tous les grands pays émetteurs (dont les Etats-Unis, la Chine et l'Inde) à réduire drastiquement leurs émissions. D'autre part, consacrer, chaque année, 1% du PIB global (autant... que le chiffre d'affaires mondial du secteur de la publicité) à la «décarbonisation» de l'économie.

Un effort qui devrait, bien évidemment, rassembler non seulement les nations mais aussi le monde de l'entreprise. Car, si le Royaume-Uni est responsable de 2% des émissions mondiales de gaz carbonique, les entreprises transnationales de l'indice FTSE pèsent entre 11% et 15% des rejets anthropiques de CO2.




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