Climat: Londres enterre un rapport sur l’adaptation

Le 23 janvier 2017 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Londres vers le déni?
Londres vers le déni?
DR

Tous les 5 ans, le gouvernement britannique publie un rapport pour tenter d’adapter le Royaume aux effets du changement climatique. Mais cette année, ces préconisations ont été passées sous silence par l’exécutif. Et ça s’est vu.

Deux fois plus de morts pendant les épisodes de canicule. Un risque important pour les approvisionnements en nourriture. Des infrastructures très exposées aux inondations. Voilà quelques-uns des maux qui menacent particulièrement la Grande-Bretagne à l’heure du changement climatique, établit un rapport consacré à l’évaluation des risques auxquels devra faire face l’île dans le contexte du changement climatique.

 

Si ces risques sont déjà bien décrits par nombre de spécialistes mondiaux, il semblerait que le gouvernement de Theresa May n’ait pas eu très envie que les sujets britanniques en soient davantage informés ni le sujet débattu. Car la publication de ce rapport sur le site du ministère de l’environnement britannique (qui a lieu tous les 5 ans seulement) n’a donné lieu à aucune publicité. A aucune conférence de presse. Pas même à un malheureux tweet. Une procédure tout à fait classique, a juré une source officielle à la presse londonienne. Un enterrement de première classe, ont dénoncé plusieurs organisations.

 

«C’est presque comme s’ils avaient voulu le faire passer sans que les gens s’en rendent compte. Je me demande bien à quoi ils peuvent penser…», s’interroge Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment à Londres, cité par The Independant. D’autant que certaines projections sont inquiétantes.

 

Comme le nombre de morts causées par des problèmes cardiaques dus à des températures excessives: estimé à 2.000 par an aujourd’hui, il pourrait doubler d’ici 2050. Les auteurs du rapport notent par exemple que si les activités physiques extérieures (marche, vélo) devenaient plus «attractives», elles pourraient améliorer l’état physique général et participer de l’amélioration de la qualité de l’air. Mais attention: «Ces bénéfices doivent être mis en regard du potentiel d’une plus forte exposition aux risques des rayons du soleil, des radiations d’ultraviolet et de la pollution de l’air. Des hivers plus chauds pourraient également mener à une mortalité moindre en période froide, ce qui augmenterait le nombre de décès excessifs lors des épisodes de canicule.»

 

Le rapport conclut à la nécessité de lancer dans les 5 prochaines années une série de mesures pour anticiper et contrer les effets du changement climatique sur quantité de secteurs, de l’approvisionnement alimentaire aux réseaux d’approvisionnement en eau en passant par la santé publique face à l’émergence de nouvelles maladies.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus