Climat: les ministres européens s’offrent un brainstorming parisien

Le 12 février 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Laurent Fabius a été regretté dans cette réunion.
Laurent Fabius a été regretté dans cette réunion.
VLDT

Curiosité. Alors que les Pays-Bas président pour 6 mois l’Union européenne, la ministre néerlandaise de l’environnement avait convoqué, ce vendredi 12 février, ses pairs à Paris pour une réunion extraordinaire.

 

Le prétexte était la préparation du conseil des ministres européens de l’environnement du 4 mars. Mais, c’est uniquement de climat que l’on a parlé. «L’important était de prolonger le moment historique que nous avons vécu à Paris, lors de la COP 21», explique Sharon Dijksma. «Nous avons évoqué les mécanismes de fixation de prix du carbone et les transports propres», complète Ségolène Royal, ministre de l’écologie et désormais en charge des relations internationales sur le climat.

acteurs non gouvernementaux

En réalité, ministres et ambassadeurs ont eu droit à une série de présentations faites par des «acteurs non gouvernementaux». Pour les transports propres, c’est Michelin qui était aux commandes. Suivi de délégués de l’Organisation de l’aviation commerciale internationale (OACI) venus tout exprès de Montréal pour expliquer les futures normes énergétiques des avions de ligne. Pour l’énergie et le prix du carbone, la parole était laissée à des représentants de Shell, compagnie en partie néerlandaise.

Interrogée par des journalistes, Ségolène Royal a indiqué que la prochaine conférence environnementale se déroulerait à la mi-avril.

Quelques questions d’actualité ont aussi été évoquées, comme le récent blocage judiciaire du plan Climat américain. «Les autorités américaines m’ont indiqué que l’administration Obama signerait tout de même l’accord de Paris et que les mesures autres que le Clean Power Plan seraient mises en œuvre. Donc, il ne faut pas encore s’inquiéter», explique Anna Lindstedt, ambassadrice au climat de la Suède.

signature européenne de l'accord de Paris

Souhaitant perpétuer le «momentum de Paris», les Européens cherchent aussi comment restaurer leur leadership climatique avant la séance de signature de l’accord de Paris, à New-York, le 22 avril prochain. «L’idée, c’est que tous les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne se retrouvent à Paris pour signer l’accord, avant de s’envoler à New-York», poursuit Anna Lindstedt.

Dans un communiqué, Ségolène Royal annonce vouloir étendre à l’ensemble de l’Union européenne le principe de contribution Climat Energie mis en œuvre par la France. La ministre française a aussi rappelé «la nécessité de mieux cibler l’allocation gratuite de quotas en la réservant aux cas où elle est nécessaire, pour les secteurs exposés à une forte concurrence internationale et à un vrai risque de fuites de carbone».

Déçus de ne pas voir Laurent Fabius à la résidence de l’ambassadeur des Pays-Bas à Paris, les invités de Sharon Dijksma n’ont pas osé taquiner la ministre française sur la présidence de la COP 21. Interrogée par des journalistes, Ségolène Royal n’a pas été très claire. Certes, la locataire de l’hôtel de Roquelaure a bien dans ses nouvelles attributions les relations internationales pour le climat. Mais Laurent Fabius, parti présidé le Conseil constitutionnel, souhaitait néanmoins conserver la présidence de la COP 21. Interrogée par des journalistes, Ségolène Royal s’en étrangle presque: «Il y a un débat en cours. J’attends que les décisions soient prises, je ne demande rien. J’attends que l’on me dise exactement comment cela va se passer.» En rire ou en pleurer.

 

Encadré

 



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