Climat: les élus locaux lancent l’appel de Bordeaux

Le 29 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ségolène Royal a bien reçu l'appel de Bordeaux.
Ségolène Royal a bien reçu l'appel de Bordeaux.
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Les maires récidivent. Deux ans après l’adoption, à Nantes, de la feuille de route des gouvernements locaux, trois mois après la déclaration de Paris, les élus locaux lancent l’appel de Bordeaux, à l’occasion de la dernière journée des 16e Assises de l’énergie qui se tiennent dans la capitale de l’Aquitaine.

L’idée force reste la même: que l’ONU et les Etats, en charge des négociations sur la lutte contre le changement climatique, prennent en compte les politiques mises en œuvre par les collectivités territoriales.

«Si nous, collectivités territoriales, sommes en première ligne des attentes de nos concitoyens en matière d’infrastructures ou d’incitations diverses, propices à l’action, nous sommes également les mieux placées pour mobiliser l’ensemble des acteurs des territoires avec lesquels nous échangeons au quotidien et constituons à ce titre des interlocuteurs incontournables des futures négociations et ensuite, de leur mise en œuvre», écrivent ainsi les premiers signataires de l’appel de Bordeaux.

«Nous les appelons à prendre en considération, dans les décisions de la COP de Paris, le rôle central des territoires, dans l’adaptation comme dans l’atténuation, et de soutenir les mécanismes permettant de renforcer l’action locale et régionale, notamment dans les pays en développement, et les partenariats.»

Ancienne, la revendication commence à être perçue par les négociateurs. Dans l’annexe[1] à l’accord conclu à Lima, en décembre dernier, il est proposé que tous les acteurs («pays, société civile, secteur privé, institutions financières, villes, autorités régionales, collectivités locales et peuples indigènes») devront gérer un budget carbone et se doteront de «stratégies à long terme vertes et bas carbone».

Reste à savoir si les diplomates sauront laisser toute la place qui leur revient aux collectivités. Lesquelles sont à l’origine de plus des deux tiers des émissions anthropiques de gaz à effet de serre.

 



[1] Cette annexe constitue une esquisse de l’accord qui pourrait être conclu à l’issue du sommet climatique de Paris, la COP 21, en décembre prochain.

 



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