Climat : les Américains moins sceptiques que prévu

Le 15 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Existe-t-il un décalage entre ce que pensent les Américains du changement climatique et ce qu’en disent leur personnel politique ? Oui, sans l’ombre d’un doute. C’est ce qui ressort d’un sondage, publié jeudi 14 octobre par l’université de Yale.

Réalisée par le Projet de Yale de communication sur le changement climatique (YPCC selon l’acronyme anglais), cette étude montre que 63 % des 2.030 personnes interrogées comprennent que le climat change. Un sondé sur deux affirme que le phénomène est d’origine anthropique, contre 35 % qui voient là une évolution naturelle. Pas moins de 87 % ont entendu parler de l’effet de serre. Et 66 % d’entre eux savent de quoi il retourne. En revanche, 21 % des connaisseurs dudit effet le confondent avec le mitage de la couche d’ozone. Presqu’un Américain sur deux (45 %) sait que le gaz carbonique est un gaz à effet de serre (GES). Hélas, les trois quarts ignorent que le méthane en est un autre. Une écrasante majorité (80 %) considère, à juste titre, le charbon et le pétrole comme des combustibles fossiles. Mais le pourcentage chute (60 %) quant il s’agit de classer correctement le gaz naturel.  

Plus des deux tiers des Américains ont conscience que le dioxyde de carbone est produit par la combustion des combustibles fossiles. La désignation des sources d’émission est une terrible question. Une majorité estime que les centrales électriques, les usines, les véhicules, la déforestation et l’élevage rejettent des GES… tout comme les centrales nucléaires et le programme spatial.


Contrairement à une idée reçue, les Américains ne sont pas totalement perméables aux concepts fallacieux brandis par les « climato-sceptiques ». Seuls 19 % croient que le soleil est responsable du réchauffement.

Les solutions retenues par les sondés pour réduire notre empreinte carbone sont les mêmes que celles préconisées par la plupart des scientifiques : réduction de la consommation de combustibles fossiles (75 %), plantation d’arbres (81 %), diminution de la déforestation (73 %), généralisation des véhicules électriques (75 %), réduction de la mobilité (76 %), développement des transports publics (67 %), meilleure isolation des maisons (65 %) et augmentation de la production d’électricité à partir d’énergie nucléaire (59 %).

La taxe carbone n’a pas bonne presse : 53 % ne croient pas à son utilité. Mais 7 Américains sur 10 ne comprennent pas non plus en quoi la consommation de viande rouge contribue au renforcement de l’effet de serre. Ce dont ils sont sûrs, c’est que la solution-miracle n’est pas technologique : 64 % ne croient pas aux vertus (non démontrées d’ailleurs) de la fertilisation des océans ou de la brumisation de sulfates dans l’atmosphère (81 %).


Les charlatans sont cloués au pilori. Plus de 70 % des Américains estiment que les institutions scientifiques (NOAA, National Science Foundation) sont les meilleures sources d’information sur le climat. Hélas, la quasi-totalité de cette information (88 %) leur est distillée parlatélévision. C ’est donc en toute logique que 76 % des sondés estiment avoir besoin d’être mieux informés sur le changement climatique.



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