Climat: le Royaume-Uni n’a pas renoncé aux quotas domestiques

Le 21 août 2006 par Enerpresse
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A l’époque, l’affaire n’avait pas fait grand bruit, du moins de ce côté-ci de la Manche. Il y a un peu plus de deux ans, le 7 juillet 2004, un député travailliste de la région de Leeds dépose une étonnante proposition de loi : the domestic tradable quota act.

Son principe est simple, mais suscite déjà mains débats. Il s'agit d'instaurer un marché des quotas d'émission de gaz à effet de serre (notamment pour le dioxyde de carbone, le méthane et l'oxyde nitreux) pour les 48 millions de Britanniques âgés de plus de 16 ans. Un marché dont le fonctionnement serait comparable au marché ouvert pour l'industrie lourde européenne, voilà 19 mois. Le texte de Colin Challen n'est pas adopté par la Chambre des Communes, mais n'est pas totalement rejeté non plus.

Un an plus tard, la commission parlementaire du développement durable juge le principe intéressant et donne deux ans au gouvernement Blair pour prendre position sur le sujet. Parallèlement, les scientifiques ne restent pas les bras croisés. En août 2005, la RSA (la Royal society for the encouragement of arts) débloque 500.000 livres pour la réalisation d'une étude objective sur les «tickets de rationnement du CO2». Réalisé sous la houlette de l'économiste Richard Starkey, le rapport est publié par le très sérieux Tyndall center, en décembre dernier.

L'audit conclut à l'efficacité, écologique, économique et sociale du dispositif. Selon les chercheurs, la mise en service de ce système régulant 40% des émissions de gaz à effet de serre britanniques ne coûterait qu'une centaine de millions de livres, contre plusieurs milliards pour l'instauration de la carte d'identité biométrique, sujet très sensible au Royaume-Uni. Ayant reçu l'approbation scientifique, les politiques pouvaient à nouveau défendre le quota personnel d'émission. Soulignant, certes, son côté un peu «utopique», le secrétaire à l'environnement, David Miliband, a estimé le mois dernier qu'un tel marché ne devait pas être exclu.

L'an passé, son prédécesseur, Elliot Morley, avait affirmé à la presse britannique qu'un programme instaurant des quotas individuels d'émission de GES était bien à l'étude par le gouvernement, mais qu'il ne serait probablement pas mis en application avant une dizaine d'années.




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