Climat: le G20 obéit au diktat américain

Le 20 mars 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Michel Sapin regrette que la réunion du G20 soit bloquée sur la question climatique.
Michel Sapin regrette que la réunion du G20 soit bloquée sur la question climatique.

Washington ne veut plus que les 19 plus riches pays du monde et l'Union européenne se focalisent sur la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Largement répandu au sein de l’administration Trump, le climato-scepticisme vient de frapper au niveau international. Le 18 mars, à l’issue de la réunion des ministres des finances des pays du G20, qui s’est tenue à Baden-Baden (Allemagne), la délégation américaine a censuré une partie du communiqué de presse final.

Censure ministérielle

Pour sa première sortie à l’étranger, le nouveau secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a exigé que le paragraphe habituel encourageant la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat soit supprimé du communiqué. Le 24 juillet 2016, lors du sommet de Chengdu (Chine), les ministres des finances et les dirigeants des banques centrales des pays du G20 avaient appelé pays industrialisés et émergents à respecter leurs engagements climatiques : financiers pour les pays riches, de mise en œuvre d’une stratégie climat pour les autres. Ce n’est plus le cas.

Seul demeure l’appel à mettre fin, à moyen terme, aux subventions «inefficaces»  à la consommation d’énergies fossiles.

Hors domaine

Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin a expliqué avoir refusé toute mention de l'accord dans le communiqué de Baden-Baden d'abord parce que les questions environnementales n'étaient «pas de son domaine», indique l’AFP.

 

«Je regrette (...) que nos discussions aujourd'hui n'aient pas pu aboutir de manière satisfaisante» sur la lutte contre le changement climatique, une des «priorités absolument essentielles dans notre monde actuel et sur lesquelles la France souhaite que le G20 continue à agir fermement et de manière concertée», a réagi le ministre français des Finances Michel Sapin.

 

Autre regret, celui de Stephanie Pfeifer, patronne de l’Institutional  Investors Group on Climate Change (IIGCC, un réseau regroupant plusieurs dizaines d’investisseurs[1]) : «l’échec du sommet des ministres des finances du G20, en Allemagne ce week-end, à soutenir des objectifs ambitieux d’action climatique va seulement accroître le risque systémique pour l’économie mondiale et la stabilité des marchés financiers.»

 



[1] Parmi lesquels : Allianz, Amundi, Axa, BNP Paribas, Caisse des Dépôts, Deutsche Bank, HSBC, Robeco, UBS.

 



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