Climat: le Canada passe à la vitesse supérieure

Le 23 novembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Catherine McKenna, la ministre de l'Environnement du Canada.
Catherine McKenna, la ministre de l'Environnement du Canada.

Le pays à la feuille d’érable devra abattre de 80% ses émissions carbonées entre 2005 et 2050.

La rumeur avait couru dans les couloirs de la COP 22 à Marrakech. L’information a finalement été confirmée lundi 21 novembre. Le Canada ambitionne donc d’abattre de 80% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) entre 2005 et 2050. Un objectif comparable à celui fixé, il y a quelques jours, par Barack Obama pour les Etats-Unis.

Le plan de marche n’a pas été détaillé par la ministre fédérale de l’environnement. Seule la fin des centrales électriques au charbon est d’ores et déjà actée pour 2030. Les centrales devront être arrêtées ou équipées d’un système de captage-stockage de CO2. Gain estimé pour le climat: une économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an.

4 provinces

Actuellement, seules les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick utilisent encore ces moyens de production. Le gouvernement fédéral prévoit aussi de porter à 90% (contre 80% aujourd’hui), en 2030, la part des énergies décarbonées dans la production d’électricité.

Taxe ou marché

Suivant une mesure annoncée en octobre, les provinces devront instaurer, d’ici 2018, des systèmes de tarification des émissions de carbone. Comme l’a rappelé Catherine McKenna, les exécutifs provinciaux pourront choisir entre une taxation directe (comme en Colombie-Britannique) ou un système d’échange de quotas d’émission (comme au Québec).

Quintuplement en 5 ans

Seul impératif: le prix-plancher. L’émission d’une tonne de CO2 devra, au minimum, coûter 10 dollars canadiens (7 €) en 2018 pour atteindre 50 $CA (35,2 €) en 2022. Les revenus du carbone demeureront dans les provinces et les territoires où ils ont été générés.

La production d’électricité est à l’origine de 8% des émissions canadiennes de GES. Il faudra donc qu’Ottawa annonce un nouveau train de mesures pour atteindre son objectif. Le principal secteur visé est, bien sûr, la production d’hydrocarbures, responsable de 26% des émissions. Le gouvernement doit annoncer d'ici la fin de l'année sa décision finale sur deux projets majeurs d'oléoducs entre l'Alberta et la côte du Pacifique en Colombie-Britannique[1].



[1] Northern Gateway, de la société Enbridge, et Trans Mountain de la société américaine Kinder Morgan.

 



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