Climat : la Suisse s’aligne sur l’Europe

Le 27 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’Europe montre le mauvais exemple. Mercredi, la Commissaire à l’action climatique a renoncé avec regret à durcir l’objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES). Un renoncement qui devrait être suivi par la Confédération helvétique. Lundi 31 mai, le Conseil national (l’équivalent de l’Assemblée nationale) va commencer l’examen d’une proposition de loi visant à réduire de 30% les rejets suisses de GES. Issu d’une initiative populaire, le texte a cependant peu de chance d’être adopté. Il a déjà été repoussé par le Conseil fédéral (le gouvernement) et par le Conseil national, lors d’une première lecture. Défendue par une coalition PS-Verts, l’initiative « Pour un climat sain » vise à introduire dans la constitution fédérale l’obligation « que les émissions de gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine produites en Suisse diminuent d'au moins 30% d'ici 2020 par rapport au volume qu'elles atteignaient en 1990 ».  

Pour contrecarrer ce projet, Bern souhaite réviser sa loi sur le CO2. Si elle est adoptée, cette révision fixerait à 20% l’obligation helvétique de réduction des GES, sur le modèle actuel de l’Union européenne (et 40% en cas d’accord international). Ce qui obligera la confédération à diminuer de 10,5 millions de tonnes équivalent CO2 ses émissions en dix ans.

Plusieurs mesures sont avancées par l’Office fédéral de l’environnement pour y parvenir : triplement de la taxe sur les combustibles (qui passerait à 84 euros la tonne), création d’une taxe sur les carburants, financement de projets climatiques à l’étranger (MDP, MOC), achat de crédits d’émissions internationaux.



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