Climat: La société civile s’invite au G8

Le 14 juin 2005 par Enerpresse
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Moins d’un mois avant l’ouverture effective du sommet du G8, en Ecosse, la pression s’accroît sur les chefs des gouvernements les plus riches.

Vendredi, 24 grands patrons des pays membres du Forum Economique Mondial (parmi lesquels Pierre Gadonneix d'EDF, Anatoly Tchoubaïs de SEU, John Browne de BP, Burckhard Bergmann d'E.ON) ont appelé les invités de Gleneagles à agir. Reconnaissant «avoir une responsabilité dans le changement climatique» les signataires de l'appel demandent que des mesures concrètes soient prises, et notamment que des objectifs de stabilisation des émissions soient annoncés, que des politiques climatiques à long terme soient lancées (2030), que l'on facilite la commercialisation des technologies basses émissions de CO2 et qu'une réforme des MDP et de l'AC soit rapidement entreprise. Quelques jours auparavant, les scientifiques s'étaient eux aussi manifestés. A l'initiative de la Royal Society britannique, quinze autres sociétés savantes comparables (dont l'Académie française des sciences) ont rappelé à l'administration américaine que la communauté scientifique internationale était désormais sûre «à 90% que la température moyenne va continuer de s'élever[...] et que cette hausse va s'accompagner d'une montée du niveau des mers, d'une plus grande fréquence d'événements climatiques importants...»

Aux Etats-Unis aussi, les choses avancent. Alors que des dizaines de grandes villes et une quinzaine d'Etats (dont la Californie) se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, le Congrès pourrait voter des lois climatiques. Dans les jours prochains, le Sénat doit examiner trois propositions de loi . La plus ambitieuse est portée par le couple «bi-partisan» McCain-Lieberman et prévoit l'instauration d'un marché des quotas d'émissions. Il avait été rejeté de justesse il y a deux ans. Présenté par le démocrate Jeff Bingaman, le second texte ambitionne de stabiliser les émissions de GES de l'industrie vers 2020, avec ou sans quotas échangeables. Le dernier projet est soutenu par Chuck Hagel, présenté par certains comme un possible successeur de George Bush. Nettement moins ambitieux que les deux précédents, son projet combine accords volontaires et soutien aux technologies propres. Ce qui pourrait convenir à l'actuel locataire de la Maison blanche.




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