Climat: la route de Paris est ouverte

Le 03 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Plutôt optimiste, l'ambassadrice de France au changement climatique.
Plutôt optimiste, l'ambassadrice de France au changement climatique.

Cinq jours avant le démarrage d’un nouveau round de négociations climatiques, l’ambassadrice en charge des négociations tenait une conférence de presse, ce mardi 3 février. L’occasion pour Laurence Tubiana de faire un point sur l’avancée des discussions qui pourraient aboutir à la conclusion d’un accord «solide, clair et contraignant» à l’issue du sommet de Paris (COP21), mi-décembre.

Sans surprise, la créatrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) s’est montrée plutôt optimiste quant à la publication des «contributions nationales» que les parties à la convention sur les changements climatiques doivent adresser à l’ONU dans le courant du semestre. Au dernier recensement, une centaine de contributions, «représentant 85% des émissions mondiales» seraient dans les tuyaux. Il faudra toutefois se montrer patient pour en évaluer le contenu.

brouillon d'accord

Seules celles de l’Union européenne et des Etats-Unis (à l’origine, à eux deux, de 27% des émissions anthropiques de CO2) seraient publiables d’ici le 31 mars prochain. Point important: conformément aux annexes de l’accord conclu en décembre dernier à Lima, l’adaptation pourra bien être intégrée à ces programmes de lutte à moyen terme contre le changement climatique. «Car, en influant sur les modèles de développement et sur la façon dont on réalise des infrastructures, l’adaptation est aussi un moyen de réduire ses émissions», souligne l’experte française.

C’est à partir de ces fameuses annexes que les experts et les diplomates devront, du 8 au 13 février, rédiger un brouillon pour l’accord de Paris. «Avec l’objectif, rappelle Laurence Tubiana, de ne pas produire un texte de 200 pages.»

un accord Chine-UE?

Parallèlement, s’ouvriront deux forums appelés à durer quelques mois. Le premier sera évidemment consacré aux financements. Il devra en sortir des outils et méthodes pour inciter les grandes institutions financières, les banques, à investir dans l’économie «bas carbone». Vieux sujet. A cette occasion, les agences de notation pourraient être incitées à mieux prendre en compte le risque carbone des pays ou des entreprises soumis à leur sagacité. La financiarisation des émissions de gaz à effet de serre sera aussi abordée.

Autre sujet de tractations: l’agenda des solutions. Derrière la formule, un embrouillamini de problèmes: comment intégrer les efforts des collectivités territoriales, les engagements des entreprises, les effets des politiques de recherche ou les programmes de transfert de technologies.

Petite surprise pour la fin: l’Union européenne et la Chine négocient un accord climatique bilatéral, sur le modèle du deal conclu entre Washington et Pékin en novembre 2014. Il pourrait être rendu public lors du prochain sommet UE-Chine, qui se tiendra à Bruxelles au printemps.

 



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