Climat: la région Ile-de-France sonne le rassemblement associatif

Le 19 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'ancien ministre Pascal Canfin plaide pour une forte mobilisation de l'opinion lors de la COP21.
L'ancien ministre Pascal Canfin plaide pour une forte mobilisation de l'opinion lors de la COP21.
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Le conseil régional francilien débloque 2 millions de subventions pour aider le tissu associatif à sensibiliser les citoyens au dérèglement climatique.

Le cul entre deux chaises. C’est un peu la situation dans laquelle craint de se trouver la région Ile-de-France lors du sommet climatique du mois de décembre. «Nous ne sommes ni l’Etat, qui organise et participe aux négociations internationales, ni la ville de Paris qui est dotée d’outils et de moyens d’action plus importants que ceux de la région», résume Corinne Rufet, vice-présidente du conseil régional, en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie. Pour autant, l’exécutif régional n’entend pas rester l’arme au pied pendant la COP 21.

La pression de l’opinion

Invité ce lundi 19 janvier à une réunion organisée par les élus écologistes au conseil régional, Pascal Canfin a donné son rôle à la région capitale. «Le sommet de Paris, a rappelé l’ancien ministre au développement, sera la plus grande réunion internationale jamais organisée sur le dérèglement climatique. Et pour qu’elle soit une réussite, il faudra une volonté politique que l’on n’obtiendra seulement sous la pression de l’opinion publique.»

Encore sous le coup du succès de la marche de New York qui, à la veille du sommet climatique de septembre 2014, a réuni 400.000 personnes, le nouveau consultant du World Resources Institute (WRI) espère que la (ou les) rassemblement(s) que projettent d’organiser les ONG tricolores mobiliseront davantage.

Conscientisation des masses

Mais l’heure est à la sensibilisation des Franciliens. Cette «conscientisation des masses» sera, bien sûr, l’œuvre des médias, d’institutions (comme l’Unesco), de salons professionnels, mais aussi des ONG. A cet égard, le conseil régional d’Ile-de-France vient de tripler la somme portée au crédit de son fonds Climat. «Notre objectif, c’est d’aider des associations, dont le climat ou l’environnement ne sont pas forcément la vocation, à en parler à leurs adhérents et à leurs parties prenantes», explique Corinne Rufet. «Le cœur du sujet, c’est de faire en sorte que le citoyen, informé, puisse peser sur le cours des négociations», poursuit l’ancienne présidente de la commission du Film d'Ile-de-France.

L’imagination au pouvoir

Les 2 millions d’euros mis à la disposition du monde associatif francilien subventionneront tous types d’action: publication de livrets résumant le rapport du Giec[1], organisation de campagnes de sensibilisations et de débats, jeux de rôle de lycéens. En la matière, l’imagination est au pouvoir.

Certaines associations entendent proposer des projets visant à doper la capacité des sols franciliens à stocker le carbone; d’autres préfèrent développer la production maraîchère urbaine. L’association des journalistes de l’environnement et du climat propose même de renforcer la culture climatique des journalistes franciliens pour les aider à décortiquer les enjeux de la COP 21. Pas forcément inutile!

 



[1] Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

 



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