Climat: la note d’espoir des scientifiques

Le 07 juillet 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L'Unesco accueille la plus importante conférence scientifique sur le climat de l'année.
L'Unesco accueille la plus importante conférence scientifique sur le climat de l'année.
Unesco

Ce mardi s’ouvre à Paris la principale conférence scientifique sur le climat, en amont de la COP 21. L’occasion pour les climatologues de rappeler l’urgence mais aussi de proposer des solutions à la crise.

Après les citoyens du monde, les collectivités territoriales, les entreprises, au tour des scientifiques de tirer la sonnette d’alarme climatique. Ce mardi 7 juillet, s’est ouvert, au siège parisien de l’Unesco, l’un des plus grands colloques scientifiques consacré au réchauffement, ses causes et ses effets. L’occasion pour les chercheurs de rappeler des évidences, près de deux ans après le début de la publication du 5e rapport d’évaluation du Giec: «Les données scientifiques sont claires: le changement climatique ne fait plus de doute et il est extrêmement probable qu'il soit causé par les activités humaines et les émissions de gaz à effet de serre, en augmentation constante, qu'elles engendrent. Les températures augmentent, le cycle de l'eau est perturbé, la neige et la glace fondent, le niveau de la mer s'élève, les océans se réchauffent et s'acidifient, les phénomènes extrêmes tels que les vagues de chaleur deviennent plus fréquents et plus intenses, et ce sont les populations les plus pauvres et les plus vulnérables qui payent le prix fort», rappelle Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Résonnance

La conférence «Notre avenir à tous sous l’influence du changement climatique[1]» est aussi une formidable caisse de résonnance pour les travaux en cours ou à peine achevés. Un discret poster annonce ainsi la publication prochaine de toute une série d’études, coordonnées par le centre américain de recherche sur l’atmosphère (NCAR) montrant que l’on peut atténuer de façon importance certaines conséquences du réchauffement, à commencer par la montée du niveau de la mer.

optimisme

L’optimisme serait-il de mise? Oui, car tout n’est pas noir au pays du climat, rappellent les scientifiques. Après avoir constaté la décroissance des émissions des pays les plus industrialisés, Michael Grubb, de l’University College de Londres annonce un prochain pic des émissions chinoises. Durant de très nombreux ateliers thématiques, près de 2.000 scientifiques vont tenter de convaincre que la stabilisation du réchauffement est à notre portée.

politique

«Cette conférence est délibérément focalisée sur les solutions. Il existe une large gamme de solutions basées sur des résultats scientifiques et qui sont économiquement soutenables. Elles portent aussi bien sur la manière de limiter le changement climatique que sur la manière de s’y adapter. Ce n’est pas aux scientifiques de dire aux gouvernements ce qu’ils doivent faire en décembre, mais ils ont un rôle important à jouer pour éclairer leurs choix, à différents niveaux de coûts et de risques», confirme Chris Field, directeur du département d’écologie globale de l’Institut Carnegie (USA).

La balle est donc bien dans le camp des politiques. Et la partie qu’ils devront poursuivre jusqu’au 11 décembre ne s’annonce pas facile: «2°C, c’est techniquement et économiquement possible, résume Michael Grubb. Mais 1,5°C, ce n’est pas compatible avec la démocratie.»



[1] Notre avenir à tous est le titre donné à la traduction française du rapport Brundtland sur le développement durable (1987).

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus