Climat: la colère de Ronan Dantec

Le 28 janvier 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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Le sénateur écologiste fustige le laxisme climatique du gouvernement.
Le sénateur écologiste fustige le laxisme climatique du gouvernement.

 

En marge de l’ouverture des Assises européennes de la transition énergétique, le sénateur écologiste fustige l’absence de soutien public aux politiques climatiques locales.

Ronan Dantec n’en démord pas. L’absence physique de membres du gouvernement aux Assises européennes de la transition énergétique — qui se tiennent du 28 au 30 janvier à Bordeaux — est presque un casus belli pour les élus locaux. «Les principales thématiques de la campagne pour les élections municipales tournent autour des questions environnementales, énergétiques et climatiques. Or, Il est sidérant de constater l’absence de discours et d’action concrète du gouvernement à l’attention des collectivités locales sur ces domaines», rugit le sénateur (EELV) de Loire-Atlantique.

Rugy y était

L’élu écologiste rappelle qu’en 2019, le ministre de la transition écologique d’alors, un certain François de Rugy, avait fait le déplacement aux Assises pour conforter le soutien de l’Etat (à l’époque menacé par les coups de rabot budgétaires de Bercy) en faveur des plans climat énergie territoriaux (PCAET). «Nous attendons toujours une traduction concrète de ses propos. Et ce n’est pas la signature de quelques contrats de transition écologique qui va réellement changer la donne», s’impatiente-t-il.

reprise en main

Avec des réseaux de collectivités et un think tank, le vice-président de la commission de l'aménagement du territoire et du développement du sénat se propose de travailler au corps les prochaines équipes municipales «pour créer une dynamique collective autour des politiques climatiques locales.»

Avec en ligne de mire: l’affectation au financement des actions climatiques locales d’une partie de la recette de la contribution climat énergie. «Une revendication que nous avons lancée, il y a 4 ans, qui a été votée à 4 reprises par le sénat, mais que le gouvernement continue d’ignorer.»