Climat: l’UE à vitesse réduite à la COP 25

Le 07 octobre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Français et renouvelables
Français et renouvelables
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L’Union européenne ne risque pas de créer d’événements lors du prochain sommet climatique mondial.

 

La Commission européenne n’entend pas faire feu de tous bois lors du prochain sommet climatique (COP 25) qui se déroulera à Santiago du Chili, du 2 au 13 décembre prochains.

Vendredi 4 octobre, le Conseil des ministres européens de l’environnement a fixé les objectifs de la délégation européenne. Ceux-ci seront minimaux. Les 28 étant incapables de s’accorder sur la neutralité carbone à l’échelle européenne (ce qui aurait dynamisé la COP), priorité ira donc à l’achèvement du programme initié à Katowice.

programme restreint

Experts et diplomates feront donc le voyage pour «mettre au point les lignes directrices pour la mise en œuvre du mécanisme de coopération volontaire au titre de l'article 6 de l'accord de Paris» (le futur mécanisme d’échange de quotas entre Etats), «achever le deuxième réexamen du mécanisme international de Varsovie sur les pertes et préjudices», «achever la révision du programme de travail de Lima sur le genre» et «faire avancer les travaux techniques sur les dispositions du cadre de transparence renforcée.»

Pour le moment, l’objectif européen est de réduire de 40% «au moins» les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030. Au dernier comptage, une dizaine d’Etats membres seraient favorables, comme la future présidente de la Commission, au passage à la neutralité carbone en 2050. Une évolution à laquelle s’oppose toujours la Bulgarie, la république tchèque, la Croatie, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, Malte, la Pologne et la Roumanie. Et cela pourrait durer.

schistes bitumineux

En fin de semaine dernière, lors de son audition devant les parlementaires européens, la candidate estonienne au poste de commissaire à l’énergie, Kadri Simson, s’est dite favorable au développement du gaz naturel pour assurer la transition énergétique des pays charbonniers. Il est vrai que 70% de l’énergie consommée dans ce pays balte provient de l’exploitation des schistes bitumineux, l’une des sources d’énergie les plus intensives en carbone du moment.

L’ancienne ministre libérale a motivé son propos en estimant que le gaz était l’énergie la moins couteuse pour remplacer la houille ou le lignite. Des propos de nature à faire bondir les économies de l’agence internationale des énergies renouvelables (Irena). Dans un parangonnage, publié en mai dernier, l’Irena estimait que, dès l’année prochaine, les coûts de production de l’éolien terrestre et du photovoltaïque seront moins élevés que les moins chères des énergies fossiles.



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