Climat : L’ONU publie la trame de l’accord de Paris

Le 09 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les hydroliennes : une brique de la transition climatique ?
Les hydroliennes : une brique de la transition climatique ?

Cette fois, c’est du sérieux. Les négociations climatiques prennent un tour inédit. Et les observateurs avertis s’en réjouissent. Dernier en date: Yvo de Boer. Interrogé par Reuters, l’ancien secrétaire exécutif de la convention de l’ONU sur le changement climatique (UNFCCC) estime qu’à ce stade, les discussions sont plus avancées qu’elles ne l’étaient à pareille époque en 2008, un an avant la conférence climat de Copenhague.

Comme pour lui donner raison, l’ancien employeur du diplomate néerlandais a mis en ligne, lundi 7 juillet, une trame de l’accord qui pourrait être conclu à Paris, lors de la COP 21 de décembre 2015. En 22 pages, le «non paper» de l’UNFCCC indique les grands principes qui devront s’appliquer au futur accord de Paris. «Universel», il doit aussi «être guidé par la science et l’équité». Son objectif premier reste de stabiliser le réchauffement à 2°C, voire 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

L’accord, dont les premières moutures devront être mises sur la table lors de la COP 20 de Lima, devra aussi être «durable, flexible et efficace». Il devra comporter des objectifs à long terme, comme la réduction de moitié des émissions mondiales de GES entre 1990 et 2050. Ce qui obligerait les pays les plus industrialisés à réduire les leurs des trois quarts vers 2050, avant d’atteindre la «neutralité carbone» à la fin du siècle.

Détail d’importance, la trame proposée par Kishan Kumarsingh et Artur Runge-Metzger, co-présidents du groupe de travail spécial de la plate-forme de Durban pour une action renforcée, laisse la porte ouverte à des obligations différentes pour les pays riches et les pays moins industrialisés. Une position qui se situe à mi-chemin des volontés exprimées par les principaux acteurs de la négociation.

L’Union européenne et les états-Unis veulent que l’accord de Paris fixe des obligations contraignantes aux 190 pays parties à l’UNFCCC. Les pays émergents, dont la Chine (premier émetteur mondial de GES), affirment qu’ils ne bougeront pas tant que les pays les plus riches (et qui sont responsables du désordre climatique actuel) ne feront pas d’efforts particuliers.



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